PARTIE ET KEVANCHE
DE i-A oiiRANDiÈnE. Ne cfaignez donc rien : je vous dis que j'ai mon plan.
AUJIAND, qui, pendant cet aparté, a pris son violon et placé la musique sur le pupitre. Madame, je suis à vos ordres.
MADAME DE sÉNANCE. Je suis au supplIce.
ARMAND. Voulez-vous que je joue d'abord la ritournelle? {Au moment où il prend son archet pour commencer, La Durandicre l'arrête par le bras.)
DE LA DURANDiÈRE. Dites donc, est-ce que vous tenez lieaucoup à vos besicles?
ARMiND. Pourquoi, Monsieur?
DE LA DURANDiÉRE. Oh! rieu : c'est que ce n'est pas l'usage ; il n'est pas convenable d'accompagner une dame avec des besicles.
ARMAND. Dans un concert, peut-être; mais ici, sans cérémonie...
DE LA DURANDIÉRE. Oli ! c'est égal; ce que je vous M dis, c'est d;uis votre intérêt, et vous ferez bien de ne pas les mettre.
ARMAND. Je vous rcmeicie. Monsieur; mais autant les garder.
DE LA DURANDIÉRE. Nou pas, jc suis votrc artl; vous ne les mettrez point, ou vous ne jouerez pas.
ARMAND. La plaisanterie est sans doule fort agréable; mais vous ne faites pas attention que Madame est là qui attend. i madame fie Séna/iae.) Mille pardons.
Madame.'./' '.^'^ y , ,.,.'.,!,' " ' ','1/ DE LA DCRÀNDyiiË'. 'c'est egât,j*e''hè'Vouyirëfi|(isto
vplre archet. , . . ^] , ,, ,
ARMAND, jetant ses besicles sur ta tqi'le. Monsieur, finissons-en; je n'y tiens pas, puisque je connais l'accompa^'nement par cœur; mais vous voyez que Madame s'impatiente. (A madame de Sénauge.) Je suis à
vous. ' ,, ,
11' ■:ii-l: . «vil 1.1 ' 'i'i- II"' l'j-i uii li DE LA DURANDIERE. Oli ! mauitcnant, je vous rends
les armes, {fin s'en allant.) Je savais biéri que je l'y
forcerais. Allons trouver l'oncle; jc l'avais bien dit,
intrépide et gogiienaril, c'est ma devise. (// sort en
faisant un siijnc d'intelligence à madame de Sénangé,
et en montrant les lunette^ ^ qu'il émp^orie d't^n air
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