‹ Œuvres complètes de E. Scribe (volume 2)Chapitre 426 sur 975 · SCÈNE XV · texte numérisé non relu

SCÈNE XV

Les précédents: M. DE GERVAL^ DE LA DURAN- DIEHE, choeur de cens invités.

{Les portes du salon s'oucrent, et tes personnes invitées entrent et s'étahlissent à différentes tables de jeu qui se trouvent placées dans l'appartement.)

CHOEUR

Ara : Citcbrons le mariage (du Maeiage enfantin).

Oui, cet asile rassemble Ce (jMi peut cImi mer les yeux ; Et tous les plaisirs ensemble Sunt réunis en ces liens.

DE LA Di'RANDiÈRE, bas, à madame de Se'iiange en lui vtODlrant un vieux monsieur et nnc vieille dame. Voili du beau gothique.

Même de l'antiquité.

Qu'il vous faut, par politique.

Mettre à l'écarté. " ,

CBŒDR.

Oui, cet asile rassemble, etc.

DE LA DijpANDiÈRE. C'est ceh, pendant que la jeunes-:e danse là-dedans, nous allons faire ici un pi(iuet, un bostdU, un écarté; que per.sonne ne reste oisif. A la campai;nc, il faut s'occuper; ah! ah! voilà ce cher monsieur Armand !

madame de sé;«an6e. Oui, Monsieur veut bien rester avec nous jusqu'à ce soir.

DE LA DURANWERE. Ah l ^mhlo. {Bos, à M. de Gerval.) Moi, je le croyais déjàpai'ti.

M. DE GERVAL, rff même. 11 aurait aussi bien fait; mais il y a des gens qui ont une audace...

DE LA DIRANDIERE. A qui le dltCS-VOUS? OU UC VOit

que cela. Eh bien ! qu'y a-t-il ? qu'est-ce que l'on fait par là? (/( va à une table de jeu, et s'adressant à un joueur qui lient les caries.) Non, non, je garderais à carreau; qui garde à carreau n'est jamais capot. ( Passant à une auirc table et saluant une dame qui fait sa partie avec un jeune homme.) Eh mais! n'est-ce pas madame de Verteuil, la femme d'un avoué de Paris, que j'ai l'honneur de saluer? il paraît que nuus sommes en vacances; le cher mari n'est donc pas ici? .Ml ! voilà le maître clerc. (// traverse le théàire . et allant à une autre table.) Eh! c'est le docteur... vous avez donc laissé mourir notre receveur? vous créez des places? Ma foi, pour une soirée de province, il est Impossible de trouver une société plus agréable? {A part, sur le devant de la scène.) Où diable a-t-oil été cherclier toutes ces physlonoraies-là ?

ARMAND. L'Insipide bavard!

DE LA DL'uANDiERE. Et VOUS, monsieur Armand, vous ne faites rien ? je conçois cela, les cartes, le jeu, tout cela est une faible distraction pour quelqu'un iiui, comme vousj cultive avec succès les beaux-arts; car je ne suis pas encore revenu de la surprise où m'a jeté le portrait de Madame. Si vous vouliez me donner votre adresse, de retour à Paris, je vous emploie rais; car vous ne eroii'iez pas que je me suis déjà fait peindre deux ou trois fols, et que l'on n'a jamais pu lu'atlraper.

ARMAND, le regardant. Cela m'étonne ! Du reste, voici l'adresse que vous voulez bien me demander. (Il tire de son portefeuille une carie qu'd lui présente.)

DE LA DiiRANUiÉRE. C'cst bicu, c'cst bieii. [Jetant les yeux dessus avec négligence.) Hein! M. le comte de

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