‹ Œuvres complètes de E. Scribe (volume 2)Chapitre 508 sur 975 · SCÈNE IV · texte numérisé non relu

SCÈNE IV

Médicis vous attend.

{Hicciarda et Guido entrent dans Vc.jij.artcment à

MANFREDI, à gauche du théâtre, OINEVRA, à droite,

droite.)

MÉDICIS, ayant prés de lui RICCIARDA r.i GUIDO,

parait entouré de toute sa cour.

SCÈiNE H.

MEDICIS, à Ricciarda.

Oui, Ricciarda, gloire de l'Italie,

GINEVRA, précédée de ses Pages et de ses Dasii-s

Aux l'êtes de ce jour, ici je te convie.

d'honneur, entrant par ta yauclie.

• MANFREDI, à part, 0 ciel!.. Ricciarda.

GINEVRA

[Haut.)

RÉCIT.\TrF.

Quoi! déjà de retour do Venise?

Partout sur mon passage

RICCIARDA, d'un air piqué.

De ce fatal hymen la pompe vient s'ouvrir;

Déjà!

Destin brillant, noble esclavage.

MÉDICIS, à sa fille.

Que sans se aindre, hélas! il faut subir!

Viens, Ginevra, viens, ma fille chérie.

{Lui montrant Guido.)

AIR

Voici ce jeune et beau talent

A vous, j'obéis, ô mou père !

Qu'a mes bienfaits ta voix recommanda souvent.

A vous, mon maitre souverain!

CL IDG, s'avançant et reconnaissant Ginevra.

Et du devoir la loi sévère

Qu'ai-jc vu, Francescaî..

Sans mon cœur a donné ma main !

RICCIARDA, bas, à Manfredi, en souriant:. Je comprends à présent!

Vous que, dans une humble chaumière,

GUIDO, à part.

Le destin fait naitre et mourir.

Le désespoir de moi s'empare !

Vous choisissez qui sait vous plaire...

lEDicis, o Guido.

Fille de roi ne peut choisir'

Désormais sois notre hùte, et siège aujuès île nous

0 souvenance

Aux noces de ma lille et du duc de Fenare!

De mon eniance.

RICCIARDA, avec fureur.

Adieu, Florence.

Quoi ! le duc de Ferrare !

Adieu, mou beau palais.

GUIDO, accablé.

Et tout ce que j'aimais!

Il devient son époux!

{A ses compagnes )

ENSEMBLE

Vous si jolies.

MÉDICIS. avec joie.

Vous les amies

Jour de plaisir, bonheur extrême.

Que j'ai cliéries.

Je puis enfin aux yeux de tous.

Gardez-moi votre foi.

Je puis bénir l'enfant que j'aime.

Et lui choisir un noble époux!

Pensez à moi!

RICCIARDA, avec colère.

(.1 part.)

y 0 perfidie extrême,

Et vous, tourment de ma pensée.

Vain espoir d'un autre avenir.

Tourments d'un cœiu* jaloux!

Le pacjure que j'aime D'une autre est donc l'époux.

Fuyez de mon àme insensée ;

Pour jamais je dois vous banuir I

GiiDO, avec dciespoir.

0 désespoir extrême.

0 souvenance

Tourments d'un cœur jaloux !

De mon enfance.

Je vois celle que j'aime

Adieu, Florence,

Au pouvoir d'un époux.

Adieu, mon beau palais.

Et tout ce que j'aimais.

G1NEVK.4.

Cachons mon trouble extrême Aux regards d'un époux!

Et d'un père qui m'aime Redoutons le courroux !

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