‹ Œuvres complètes de E. Scribe (volume 2)Chapitre 594 sur 975 · SCÈNE IV. ,i,oj · texte numérisé non relu

SCÈNE IV. ,i,oj

GENEVIEVE, seule. Je vous le défends! c'est la première fois que je lui entends me dire ce raot'-là... etilfautqu'il soitbien inquiet... bien tourmenté.,, bien malheureux pour sortir ainsi de.«e,s habitudes... qu'at-il donc, mon Dieu? {S'asseyant prés du guéridon.) et d'où viennent ses chagrins? N'aurais-je pas l'esprit de le découvrir, moi qui donnerais tout au monde pour lui épargner une peine... ou seulement un instant de contrariété... {Regardant le livre qui est sur la table, et poussant un cri.) .Ah ! ce livre dont il parlait ce matin, cet ouvrage... où il ji'e^ropyfiit, disait-

GENEVIEVE

il, sus plus fidèles pensées... si je pouvais y découvrir celle qui le préoccupe... ou du moins la deviner... (Prenant le livre et l'otivrattt.) Voyons donc les feuillets sont coupés jusque-là... (Montrant le couteau d'ivoire qui est resté dans le livre.) et voici l'endroit où il était reste. (Lisant.)

« En quittant la maison palcrnelle, la jeune filIc '«<(ui se marie est presque perdue pour son père... « l'amour d'un époux, le bonheur du ménage... sa « tendresse pour ses enfants, ouvrent son cœur à des « sentiments nouveaux et bien plus vifs... le pauvre « père est oublié ou son souvenir, du moins, ne vient « plus qu'en troisième ligne. »

0 ciel! il me semble qu'à cet endroit... une larme est tombée... oui, en voici la trace! serait-ce donc là le secret qu'il cache au fond de son cœur.... qu'il n'ose m'avouer... Mon pauvre itère ! quoi! il m'aimerait tant, que sa tendresse ombrageuse et défiante serait jalouse de toute autre affection!.. Oh! non, non : ce n'est pas possible... je ne puis le croire... etjem'abuse sans doute !

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