SCENE V
MARGUERITE, seule. Quitter Madriil !.. il nie le permet ! et c'est niiii qui, en liriisqiiant la partie, l'ai perdue peutêtre... Hier soir, cependant, quand je me suis retirée sans répondre àl'empereuretsans le regarder... il m'avait semhlé' voir dans ses yeux nu dépit... une colère... qui me donnait lionne espérance. [Arec un soupir.) Allons, tout le mondese Imnipe, même les femmes... et je me serai trompée! (.Avec douleur.) .Mon frère! mon frère bien-aimé!.. moi qui, en quittant notre pays, avais juré de te délivrer, de le ramener avec moi, je pars!., sans le voir, sans l'embrasser, sans t'avoir parlé de la France... Ah! ce n'est ni l'audace ni le ciiiirage qui m'ont man(]ué ; que de fois, le sourire sur les lèvres et le désespoir dans le cœur, j'ai pensé à toi pour avoir la force d'être coquette et de plaire ! Mais que puis-je à présent? seule et sans amis, dans cette cour où tout m'abandonne... {.iperceraiit Henri d'Alhret qui entre, et poussant un cri de joie.) Ah ! Henri d'Albret !