‹ Œuvres complètes de E. Scribe (volume 2)Chapitre 639 sur 975 · SCÈNE V · texte numérisé non relu

SCÈNE V

ERNEST, MADAME DLRAND.

ERNEST. Bon ! il s'éloigne, me voilà de la noce.

MADAME DUR.AND. Comuicnt! cst-ce que vous irez? Ah ! mon Dieu ! qu'est-ce que j'ai fait là? J'ai d'abord voulu vous servir, et je n'ai pas réfléchi aux suites.

ERNEST. 11 n'y en aura pas.

MADAME DURAND. Si, Moiisieor; je ne les devine que trop. Je vous en prie, revenez à la raison.

ERNEST. La raison, non pa^:; j'aime mieux l'autre rôle ; il est bien plus dans mes moyens. Ecoute. Personne ici ne me connaît, excepté toi qui ne me trahiras pas...

MADAME DURAND. Mais finisscz donc, vous n'êtes plus le sultan Saladin.

ERNEST. Toujours, et ton mari à qui je donne vingtcinq louis s'il veut soutenir aussi que je suis fou.

MADAME DURAND. Mais, MoHsieur...

ERtiiLST, se fouillant. Tiens... ah! j'oubliais que je n'ai pas le sou; tu lui promettras... va vite.

MADAME DURAND. Mais je Hc puis; mademoiselle Estelle a des ordres ici à me donner.

LE FOU DE PÉRONNE

EBNEST. Elle VA vcnir ici ; ch ! vite, cours faire la leçon à toi) mari.

Air du vaudeville de Dedlam.

Devant toute la maison, Quelque chose qu'il advienne, Qu'il atteste, qu'il soutienne Que j'ai perdu la raison.

MADAME DURAKD.

Pourquoi vous inquiéter.

Monsieur, de ce soin frivole?

Qu'est-il besoiu d'attester'/ On vous croira sur ]iarole.

ENSEMBLK.

Devant, etc.

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