‹ Œuvres complètes de E. Scribe (volume 2)Chapitre 733 sur 975 · SCENE viir · texte numérisé non relu

SCENE viir

THERESE, seule. Qu'a-t^il donc ? je ne l'ai jamais vu dans un pareil trouble; et moi-même?.. Je ne sais pourquoi; mais tout à l'heure, quand il m'a serrée dans ses bras, j'étais tout émue, mou cœur battait avec violence; par un mouvement involontaire, je me suis éloignée de lui : quoique heureuse, il me semblait que je faisais mal. {En souriant.) Allons, suis-je folle? où est le mal d'embrasser son frère?

Écrivons. Aussi, je vous le demande, ce Rodolphe, qui d'ordinaire est la bonté et la douceur mêmes, aller s'emporter ainsi à l'idée seule de mon mariage. Eh bien ! je le conçois presque; car tantôt, lorsque Antoine a parlé du projet qu'il avait eu do marier Lnuise et mon Inre, j'ai senti '.m mouvement de dépit et de colère; peu s'en est fallu que je ne lui cherchasse querelle. Je voudrais bien savoir si toutes les sœurs sont comme cela pour leurs frères; il faudra que je demande. Ah! c'est Louise. {Se levant et fermant la Icllre.)

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