‹ Œuvres complètes de E. Scribe (volume 2)Chapitre 761 sur 975 · SCÈNE XIX · texte numérisé non relu

SCÈNE XIX

Les précédents, JULIEITE, MALVINA.

JULIETTE. Qu'est-ce que je vois?

PHILIPPON. Léon, mon pupille, qui fait un plus beau mariage que je n'eusse osé l'espérer : il épouse .Madame.

JULIETTE. Eh bien! par exemple! et ce dont nous étions convenues?

URSULE. J'ai tenu ma parole : je vous ai promis qu'il n'épouserait pas votre sœur.

MALVINA. Fi! Mademoiselle, c'est très-vilain ! je vois maintenant pourquoi vous me disiez tant de bien de M. Auguste. JULIETTE. .Moi, je vois pourquoi Madame nous disait tant de mal de M. Léon.

PHILIPPON. Et moi, je n'ai rien vu ; est-ce étonnant ! je ne me suis pas un seul instant douté de tout cela !

URSULE. Je le crois bien ; aussi, écoutez votre horoscope, et lâchez de vous y résigner : vous serez toute votre vie un savant professeur, un parfait honnête homme, mais vous ne comprendrez jamais rien ni à l'amour, ni à la haine d'une femme.

VAUDEVILLE

Air nouveau de M. Adam.

LÉON, à Ursule.

Soyez mon guide et mon amie, Par vous-même je viens de voir Que bien souvent dans cette vie Le silence était un devoir.

Employé qu'on met en vacance, Pauvre époux dont on prend le bien,

LA HAINE D'UNE FEMME

unsULB, scutt* C'est une chose inconcevable. — Scùe 13,

Jeune amant que l'on récompense,

Ne dites rien.

Soyez prudents, ne dites rien.

MALÏINA.

Si vous voulez que l'on vous aime.

Mari, soyez docile et doux, Parlez de votre amour extrême, Mais sur le reste taisez-vous.

En hymen, souvent le silence Vaut le plus aimable entretien ; Et quand il s'agit de dépense.

Ne dites rien.

Payez, Messieurs, ne dites rien.

JULIETTE

Dans le monde, où, par l'apparence, Souvent, hélas! on est séduit, J';U vu des banquiers d'importance Qu'on prenait pour des gens d'esprit.

Oui, Messieurs, cet heureux mensonge S'accrédite, grâce au maintien, Mais pour que l'erreur se prolong.'.

Ne dites rien, Observez-vous, ne dites rien.

PHIUPPON.

Auteurs, qui voulez au Parnasse Briller au nombre des élus.

Pour avoir la première place, Pour voir vos rivaux confondus, Pour ([ue des plumes indiscrètes Ne puissent trouver le moyen De critiquer ce que vous faites,

Ne faites rien, Auteurs prudents, ne faites rien.

UBSDLE, au public.

Si cette esquisse a su vous plaire.

Parlez-en... soyez indiscrets; Mais quand ce soir je viens de faire L'humble aveu de tous mes secrets..

S'ils ont mérité votre blâme, S'ils vous ont déplu... songez bien Que c'est le secret d'une femme.

N'en dites rien, A vos amis n'en dites rien.

FIN DE LA HAINE D UNE FEMME

VATEL

VATEL

LE PETIT-FILS D'UN CtRAND HOMME

CdlIRiilK-VAniKMl'.i: EN IN KCXE ncprcseutèe, pour la preniièrv roist, à Fari.x, Nur le théâtre ilii Uyiiiiinse <lraninti<|i:i-, le 1 8 juuvier 4 8SS.

EN SOCIliTÈ AVEC M. SIAZÉrU^-.

]Jtrsciiiiirtgf9.

VATRL, mniliv; .l'hitol.

CKSAU VATEL, son lils CANIVET, iiiluniluul.

MANK'I TE, cuisiuiore, LARIDON, cuisinier.

Le théâtre représente l'intérieur du laboratoire de Vatcl: par la porte il» fond, on voit l'escalier qui conduit au\ cuisines; îi la droite de l'acteur, les fourneaux, garnis de tout ce qui est nécessaire ii la cuisine; du même ciUé, 1\ porte rjni cnnihiit au dehors; à 11 li'auche de l'acteur, et sur le premier )ilan, une porte qui cunduit au cabinet de Vatel ; et sur l'.iutie [ilmi, la poi te i|ui cumluit dans l'intérieur des appartements.

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