SCÈNE V
Us sont encor plus de mon goût ;
{Il met dans le coffre des sacs d'or, de pierres
pré-
ALI-BABA, caché, OURS-KAN, TH.\MAR, ^•oLl;uns.
cieuses , des étoffes pèle-mèle.) Mais c'est égal, je prendrai tout.
CHŒUR
Oui, oui, oui, oui-, je prendrai tout !
Le sort trahit notre espérance.
(/( veut soulever le coffre et parait accablé sous le
Et rien n'a pu nous réussir.
poids.)
ouas-KAN, apercevant les objets épars.
Mais mon courage me trahit...
Eh mais! que vois-je? en notre absence
Sous ce fardeau mon cœur fléchit...
Quelqu'un s'est introduit ici.
Que faire, hélas! tourment horrible!
CHŒUR
Emporter tout, c'est impossible !
{Otant plusieurs objets qu'il jette de coté.) Mais abandonner ces rubis ..
En notre absence.
Quelqu'un s'est introduit ici.
Et ces vases d'un si grand prix!
Ces étoffes de si bon goi'it...
OURS-KAN
Cherchez partout, s'il est ici;
{Vivement.) *
Qu'il redoute notre vengeance.
Je reviendrai, je iirendrai tout.
CHŒUR, cherchant.
{Avec délire.)
S'il est ici,
Oui, oui, oui, oui, je prendrai tout!
Qu'il redoute notre vengeance.
/; abandonne le coffre et met dans sa ceinture
des
TUAMAB, l'apercevant.
diamants et des lingots d'or.)
Le voici, le voici !
ALI-BABA
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e--- 5 TAh L
lU-Biii. Et cesprésenU? — Acte 1", scène 4.
CHCEUR, courant le saisir.
C'est lui! vengeance!..
Misérable !
[On traîne Ali-Baba aux pieds d'Ours-Kan,] AU-BABA, tremblant.
Parilon, pardoni
CHCEUR.
Non, non !
ALI-BABA, les mains jointes.
Mes bons seigneurs!
CHŒUR
Non, non, non, non!