‹ Œuvres complètes de E. Scribe (volume 3)Chapitre 130 sur 783 · SCÈNE V · texte numérisé non relu

SCÈNE V

nHENNEBO.N, EDGARD.

DHE.NNEUON. Voilà un vchitablo ami!., et je suis trop heureux d'être utile à lui, o|.i aux siens!

EDGARD. Je suis bieii iu liscrct, sans doule, de venir ain.-<i vous déranger de vos travaux et de vos importantes ocupatious.

DHENNEBOîi. Noiis soipiiies, il cst vrai, tellement a.ssuj ttis!.. je n'ai pas encore pu, de la matinée, sortir de chez moi! {andis que vous, Monsieur, un militaire!., un jeune officier!., quelle noble et belle profession!., et point de soucis, point de chaînes!., libre comme l'air!

EDGARD. je ne vois pas cela : nous dépendons de tout l«ï monde au contraire, et nu démarche en est k preuve. Depuis longtemps, num omle, mon frère, tous mes am's me pressent de m'établir; je seni qu'ils ont raison... et pourtant c'est presque malgré moi que j'ai cédé à leurs itistanccs-.. mais m militaire ne peut se marier sans permission... JB me suis fidj-cssc fiu rpi, qui m'ii dit : Celi ne dépend pas de moi !..

DiiENSEBON. Ah ! le roi ne peut p^is! •

EDGARD. Non, Monsieur... il m'a dit : Voyez le ministre ! et le ministre nfa dit : Cela regarde M, Dhennebon, le chef de bureau; qu'il me fasse son rapport !

DHENNEBON. C'cst justc. . . c'cst iiioi qui délivre ces permissions, et je vous prome's de ne pas vous faire atleiiiliv...

EDGARD. Vous pt'S trop aiin.djle!

SCÈNP VI.

EIPG^RD, DHENNEBON, EMILIE,

ii}i\uE, apercevant Dhennebon, et souriant. Comment, mo:i auii! est-ce que tu serais déjà de retour de ton bur. au?..

Dinr:NNEB0N, enihcirra&sé. Oui... oui, ma chère amie! I\iur changer la conversation, s\vlressant a Eihjunl.) Permettez que je vous présente ma femme, que vous ne connaissez pas.

EDGARD, se retournant pour salutr maifanic Dhennebon, Ociel!..

DHENNEBON, Comuie le voilà troublé!,. (.1 ÈmHie.) C'est singulier, n'est-C' pas?..

Éiiu-iE, balbutiant. Oui... mon ami !

DHENNEBON. Eh bien! et toi aussi!.. Qu'est-ce que cela vmit dire?

EMILIE. Qu'il y a près de cinq ans que je n'ai vu Monsieur, mais (pie nous nous coiniaissins beaucoup.

DHENNEBON. Ciuniiieiil. cîuq aiis!.. c est-à-diiv avant iiihm mariage!

ÉMiuE. Précisément!.. Monsieur venait fl•ès-as^idllln ni chez ma tante!

DHENNEBON. -Vvcc des intentions...

EDGARD, souriant, rrès-légiliines!

DiiENNEi;ON. à Emilie. Pour vous?..

EMILIE. Non, i>iiur ma sœur.

LliS INDÉPENDANTS.

loc.vRi) A!i!.. no me r.ippoh'Z pascc tomps-là!.. j'ai tout iiiihlu'. cxcopN' votiv gétiôrcnx appui, ot l'inlrriH que vous m'avez alors téuioigno!.. Mais il était l'crit que je no pouvais ivussir, puistpie voirc protection môme n'a pu faire irioiupher mon pru do mérite!

miF.NNt:r.ON. Ma li(>lle-sœur vous aurait refusé !..

rodVRD. Oui,. Monsieur' ot Irosncttoment !

DiiKNMiisoN. lille n'en faitjamais d'autres !.. c'est une bé- Liueule !.. Et si j'avais épousé une femme panMllo...

KMii.ii:. lu o'jhliis qu'elle ne veut pas se marier.

niiKNNEDON, VA elle fait bien!..

K'.iii.iK. Alors de (|U(ii la b!àmcs-tii"?..

»Hi:>.NKiJO>, embarrassé. Je r.e la blàiue pas'., je dis seulement que... je... (.1 Edcjard.) Je m'i n vais faire mon rapjuirt, ('t si vous voulez prendre la peine de m'envoyer au plus !('t les noms, lU'énoms de la future...

EDC.vuD. Je vous les apporterai iiiai-uiènio, si vous voulez le perui'tiri\ [Dhrnmbon sort par la porte à (jauche.)

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