SCÈNE X
EDGARD, qui est entré par la porte à gauche; DHENNE- BON, ESTHER.
ESTHER, feignant de ne pas voir Edgard. Vous ne doutez 1 as, mon cher beau-frère, que pour vous et pour ma sœur... je n'eusse grand plaisir à employer ma fortune!., si elle existait!.. Mais hélas!., cette fortune n'était qu'un rêve!
EDGARD, s'avançant vivement. Comment?., quand j'ai vu dans les mains de mon oncle ce testament!..
ESTHER. Qu'un autre, d'une date ])lus récente, vient d'annuler! (.4 Dhennebon.) C'est ce que m'a annoncé tout à l'heure M. de Verneuil, votre notaire, [A Edgard.) et ce que vous attestera M. de Rouvray, votre oncle!..
EDGARD, avec joie. Ah! plus de doiUe!..
DHENNEBON. C'cst indigne!., et cette joie que vous m'avez témoignée tout à l'heure.
ESTHER. C'est d'être débarrassée enfin des soins et des soucis qui m'accablaient déjà!., un surtout!..
DHENNEBON. C'cst commc uufait exprès, tous mesamis sont ruinés!., il semble que je leur porte malheur... N'iuqiorte, je vais voir, me remettre en course... demander eneore... et tout ça pour ces dix mille francs que je déteste! J'en donnerais vingt pour ne pas les devoir !.. (// sort par la porte du fond.)