‹ Œuvres complètes de E. Scribe (volume 3)Chapitre 258 sur 783 · SCÈNE V · texte numérisé non relu

SCÈNE V

MICHOJNNEÏ, seul, allant reprendre son chapeau, qu'il avait posé, dans la première scène, sur l'un desfauteuds àgamhe. Ah! elle n'a que trop raison de compter sur moi, qui suis encore plus insensé qu'elle... Car, après tout, elle donne sa fortune pour un amant, c'est tout simple!., miis moi, la mienne pour un rival!... {Soupirant.) Enfin, elle le veut, cela lui fait plaisir... alors à moi aussi... Mais, ce (ju'ellc ne trouverait pas dans le grand Corneille lui-même, ce qui est le sublime de l'absurde, c'est que je souffre de sa peine... à elle! c'est que jc suis tenté de lui en vouloir... à lui... de ce qu'il ne l'aime pas, et je serais furieux s'il l'aimait! {Apercevant la princesse qui sort de l'appartement, à droite.) Dieu ! une belle dame!., la maîtresse de la maison, sans doute. {La sahiant sans que la princesse le voie.) Elle ne me voit pas, et je puis sortir, je cj-ois, sans que cela la dérange... Allons remplir mon message, et porter notre argent à 1.' Russie. {H sort par le fond.)

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