SCÈNE IV
BOLliNGBROKE, LA REINE; ABIGAIL, accourant par la porte du fond, à droite.
ADiGAÏi., tout ému" , accourant près de Dolinrjljrolcp. Milord! Mildrd!
LA RKi.NE, avec colère. Qu'y a-t-il?
AuiCAÏi., Jo venais annoncer que j'avais vu entrer d ms la cour du pa'ais la voiture de madame la duchesse!
LA nti.NE.La duchesse! (Pa.^scmt aun\ilieu du thcâlre.) Eli! qui lui a doimc l'audace de se présenter devant moi?
AiîiCAÏL. Elle venait... offrir à SaMajesté, au sujet dcrévéncme! t d'hier, des excuses...
LA V.VASV.. Que je n'admets pas... Je peux pirdontier les injnres qui me sont pcr.-onnelles; jamiis celles dirigées contre la dignité de ma couronne... et hier, à desa'iUj et i;on p u' hasard, I,i duchesse a eu, dans son orgueil, l'Intention de m .nquer à sa souveraine; (!t de Toutragcr.
i!OL!?.cp. OKi;. Inteniinn manifeste!
Tiioyi'50>, se présculant à la poHe du fond. .Milady duchesse di' .Marlhorough attend dans la salle de récejttioh les ordres de Sa Majeslé.
LA fiKi.NE. Ahigad, allez les lui porter. Diti'S-lui que nous ne pouvons h recevoir; que rloUs avorls dispris; di; h pi ice qu'elle o cjpiit aupr s de iious!.. qu'elle ait dès demain à nous n nv ner son brevet de surintendant', et surtnit l's clés de i;oS appartemens, qui désormiis lui sont interdits, ainsi (pie notre présence... Allez...
AiiiGAÏi.. stupéfaite-. Qu il, il .serait po.^sibl'... coLiNr.Di'.OKE, froidement. AWet donc, miss Ahigaïl, obéissez à la ninc.
abîgaù.. Oui, Milord. {A part.) Ah! ce Holinghroke est un d mon! [Abigaïl sort par la port" du fond, à gauche.)