SCÈNE XL LISE, BEAUCLAIR
UEAUCLAIR , regardant d'Estical qui s'éloigne , et à part. Bon! que Senneville s'en tire maintenant Comme il pourra. {A Lise, qui fait qwlques pas pour sortir.) Mademoiselle!
LISE. Que voulez-vous. Jasmin?
BEAUCLAIR. C'cst bicu (le l'audace à moi de vous demander un moment d'entretien ; mais je ne suis pas aussi indigue de cette faveur i|ue je puis le paraître.
LISE. Oai, votre maître se loue beaucoup de vmis.
BEAUCLMR. Il a daigné vous dire du bien de moi! {A part.) C'est un maladroit ; à sa place je ne l'aurais pas fait. [Haut) L'e>ti me de. Madame est une coiis.datioii dans mes chagrins.
LISE. Des chagrins... .\h ! j'entends. 11 vous est survenu quelipies dilleiends avec votre maître, et vous a\ez besoin de nu media'.ion. Je crois M. de Beauclair trop bon pour nie refu>er votre grâce.
BEAUCLAIR. Ma giâcc? .Non, Madame. [A /wrC) Diable! nous sommes loin de nous entendre. [Haut.) Le hasard m'a placé dans une situation bien étrange! je n'étais pas ne pour l habit (jue je porte.
LISE, « part. Tous ces gens-là p.u'lent de même; ils seraient tous grands seigneurs, s'ils n'étaient pas valets de chambre. (//«»/.) Eh bien. Jasmin, vos malheurs? [A part.) Car il a sans doute qu Ique roman.
BEAUCLAIR. Ail ! .Maileiiioiselle, que vous dirais-je ? et qu'ai-
LE VALET DE SON RIVAL
lez-voiis pnisor do moi ? En ciilrant dans ce chàd^aii, j'ai vu une personne.
LISE, le coîUre faisant. Une personne!.. Ah! mon Dieu! seriez-vons amoureux, par hasard?
BE.\iCL.\iR, d^un ton pénétré. Oui, Madame,