SCÈNE XIL GUSTAVE, LÉON
crsTAVE, soufflant dans ses doigts et frappant du pied. En entrant, il pose la bougie sur la table. Ouf! je suis gelé; une heure de faction par un vent diabolique ! et personne !
LÉON. Ah cà ! colonel, est-ce que vous êtes somnambule ?
GUSTAVE. Pourquoi donc?
LÉON. Vous n'avez pas quitté la terrasse de la nuit, Cela m'a inquiété pour vous; heureusement que vous aviez pris votre colbaek.
ciSTAVE, étonné et le regardant. Qu'est-ce qu'il a donc, le petit sous-lieut;nanl? ses yeux éveillés...
LÉON. Colonel, si vous vouliez mon fauteuil? (/!/>puyant.) Maintenant que j'ai ce qu'il me fiiut, je vais achever mon somme.
GUSTAVE, l'arrêtant. Un moment, un moment, camarade; je vois q"e vous avez deviné ma mésavenlure ; eh bien! je ne suis pas fier, moi, j'en conviens. iD'un air de confidence.) Voilà une heure que j'attends, on m'a manqué de parole.