‹ Œuvres complètes de E. Scribe (volume 3)Chapitre 569 sur 783 · SCÈNE XV · texte numérisé non relu

SCÈNE XV

Les précédents, LÉON.

LÉON. Colonel, quand vous voudrez partir? Eh bien! qu'est-ce que vous faites donc? voilà où j'en étais rcslé.

MATHiLDR. Uu officicr !

GUSTAVE, sans se déranger. Mon cher Léon, c'est ma femme que je vous présente.

LÉON, co/i/o«t/u. Sa femme ! -Bas.) Ah! colonel, si je l'avais su...

GUSTAVE, se levant et lui serrant la main. C'est bon, c'est bon. [Haut.) Ma chère amie, c'est n)on compagnon d'infortune, un jeune sous-lieutenant que vous avez vu deux ou trois fois avant votre mariage,

mathu.de, saluant. Oui, dans un bal, je crois.

GUSTAVE, à part. Elle s'en souvient. [Haut.) C'est un jeune homme qui promet, mon élève.

LÉON, timidement. Qui lâchera du moins, colonel, de vous faire honneur.

GUSTAVE, à part. Me faire honneur 1 joliment, ça commence bien.

MATHILDE, à Lèon. J'espère que Monsieur n'oubliera pas le colonel, et s'il vient jamais à Paris...

GUSTAVE, l'interrompant. Oui, oui, nous songerons à son avancement, je lui ferai avoir une lieutenance, dms quelque garnison... à Perpignan.

LÉo^^ soupirant. .\ Perpignan! c'est un peu loin; mais c'est égal. (A demi-voix, à Gustave.) Colonel, je vous remercie de la leçon.

GUSTAVE. Je crois bien ; c'est moi qui l'ai payée.

VAUDEVILLE

GUSTAVE, prenant son manuscrit et le déchirant. Air du vaudeville du Piège.

Oui, je renonce à mes anciens projets;

Et vous, si vous voulez m'en croire, Saires époux, jadis mauvais sujets.

N'écrivez jamais votre histoire.

A votre honneur ces feuillets imprudents

Pourraient bien être attentatoires, Si votre femme allait à vos dépens

S'instruire eu lisant vos Mémoires.

LÉON

Plus d'une femme, au printemps de ses jours,

Conçut le dessein téméraire De retracer ainsi de ses amours

L'iûstoire complète et sincère ; Mais ces projets trop inconsidérés

Devenaient bientôt illusoires :

Presque toujours on trouvait dtchirés

Les dernier» feuillets des Mémoires.

GUSTAVE

Quoique gravés sur l'airain le plus dur.

Que de noms le temps sut detruTel Mais nos exploits ont un registre sur

Qui des ans peut braver l'empire Tous ces pays, ces cités et ces champs.

Illustrés par tant de victoires.

Voilà le livre où, sans craindre le temps,

L'honneur écrivit nos Mimoires.

MATUILDE, au pubUC.

Vous devinez. Messieurs, en ce momeut

Quelle crainte nous inquiele :

Ce droit fatal qu'on achète en entrant

Nous impose à tous une dette.

Sur ce chapitre on pourrait, je le seus.

Signaler des erreurs notoires; Mais sans compter, créanciers indulgents,

Daigaez acquitter nos Mémoires.

^Ifi. MLinoires d'un colonel ô- *^"^^^ ^/CW Je liusjirds. iv/ ' '^ i[j'

LE NOUVEAU POURGEAUGNAG.

LE NOUVEAU POURCEAUGNAC

COMÉDIE-VAUDEVILLE EN UN ACTE noprésentée, pour la première fols, à Paris, sur le théâtre du Vaudeville, le 18 février 181».

l'ersonnogee.

M. FUTETj percepteur des contribu'ions, MADAME FLTET, sa femme.

TIENNETTE, filleule de Nina. DROLICHON, commis de Futet.

Officiers de hussards et jeunes gens de paris. La scène se passe dans une petite ville voisine de Paris, dans laquelle est caserne le régiment de M. de Verseuil

xM. DE VERSEUIL, colonel de hussards.

NINA, sa fille.

THEODORE, lieutenant de hussards, amant de Nina.

Jl'LES,) ,. , , , u \

LEON 1 ^""^■l'eu'enaiits de hussards.

ERNEST DE ROUFIGNAC, jeune officier de cavalerie, prétendu de Nina.

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