‹ Œuvres complètes de E. Scribe (volume 3)Chapitre 581 sur 783 · SCÈNE xn · texte numérisé non relu

SCÈNE xn

Les PRÉCÉDENTS , NINA.

THÉODORE. Venez, ma chère cousine, venez connaître répoux que votre père vous destinait, et que le hasard vient heureusement de démasquer.

NINA. Je sais tout, j'avais vu Madame avant vous.

FUTET. Oui , mais vous ne savez pas...

NINA, bas, à Futet. C'est très-bien; tout va à merveille.

FUTET. Mais non, au contraire. Maudit Limousin ! va...

NINA. Tespère, Monsieur, qu'après l'éclat d'une pareille aventure, vous ne songez plus à ma main?

FUTET. C'est ça, renvoyez-moi le provincial.

ERNEST. Ahl ah! qu'est-ce que ça fait? on a une inclination, et on se marie ; ça n'y fait rien. Vous le savez bien, puisque vous m'épousez.

NINA. Comment! Monsieur?...

ERNEST. Eh, mon Dieu! 'e sais tout. Vous sentez bien qu'on n'est pas venu de Limoges sans prendre des informations. On assure que vous avez distingué un M. Théodore, un fort joli garçon, que je ne connais pas : fort aimable, mais d'un caractère facile, et qui ne s'aperçoit pas qu'on l'abuse.

THÉODORE. Monsieur...

NINA. Et qui a pu vous dire que je l'aimais?

ERNE«^T. On n'a point dit ça : c'est bien lui qui vous fait la cour; mais c'est un de ses amis, M. Jults, que vous aimez en secret.

THÉODORE, furieux. Eh bien! je m'en suis toujours douté.

ERNEST. Pardi ! c'est connu : tout le monde vous le dira.

NINA. Quelle indignité!

.JULES, bas , à Théodore. Je te jure, mon ami...

THÉODORE. C'en est assez. Monsieur, et vous m.- jouirez pas longtemps de votre triomphe.

,. JULES. Ecoute donc, comme il te plaira. ' MADAME FUTET, Mais, Mcssicurs, de grâce...

FUTET, vivement. Taisez-vous, Madame.

Air : Cœur infidèle (Blaise et Babet).

THEODORE, rt Aï/TO.

Gopur trop léger!

FUTET, à madame Futet.

^onhq ?.i\ti' Femme volaL'o,

"IHOq g Peux-tu me faire un tel oulniiçe?

THEODORE, FUTET.

Cœur volage!

j^f,j ^L JJc, me parlez pas davantage.

THÉODORE, à Jules.

A demain.

FiTET, à sa femme.

Il n'est point d'excuse.

JULES, à Théodore A demain, soit ; je vous attends.

FUTET, à part.

Ce Limousin, dont je m'amuse.

S'amuserait à mes dépens!

ENSEMBLE

FDTET, THEODORE.

Cœur infifiole, etc.

TOrS LES OFFICIERS.

Dans le fond du cœur je partage Cn tel atfront, un tel outrage.

MADAME FUTET, NINA.

Je n'entends rien à leur langage.

Cessons un pareil badinago ; Monsieur, iitrés un tel outrage.

Ne me parlez pas davantage.

LE NOUVEAU POUHCEAUGNAC.

SCÈiNE XHI.

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