‹ Œuvres complètes de E. Scribe (volume 3)Chapitre 599 sur 783 · VÔ · texte numérisé non relu

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ment je suis resté dans mon gouvernement de Novosiorod, refusant et le mariage, et même l'entrevue que l'on me proposait. . . Aussi la princesse m'en veut à la mort. . . et je ne sais pas trop si nous sommes ici en siiretc. [En ce moment plusieurs domestiques entrent portant rfe« pipes, des bouteilles et des verres qu'ils placent sur différentes tables.)

ziziANOW, se retournant. Qu'est-ce?

LisANKA. Voici, Messeigneurs, des pipes^ du tibac et des rafraîchissements.

KLAREMbERG. De quelle part?

LISANKA. De la part de ma marraine, qui veut que dans son château et eu son absence, on offie l'hospitalité à tous les étrangers qui se présentent.

KLARE51BERG. Fùt-ce à un régiment... c'est très-bien, et voilà une petite bossue...

LISANKA. Qui est grande et généreuse! (Alaremberg, Zisianow et deux ou trois chefs s'asseyent près des tables à droite et à gauche, fument et boivent. Les autres officiers en font autant, assis autour de l'immense cheminée qui fait face au spectateur, et forment un bivouac au milieu du salon.)

KLAREMBERG, fumant ct regardant autour de lui. Savez-vous, colonel, qu'en refusant d'épouser la princesse, vous avez perdu là un beau château.

ziziANOW. Plus bizarre qu'élégant... tout y présente un a.spect singulier... la forme de l'édifice, les caractères inconnus qui décorent les murs., jusqu'aux armoiries que je vois au-dessus de cette immense chemiuée.

LISANKA. Ce sont, Monseigneur, celles de la famiil-; Polowski.

ziziANOW. Je comprends bien, les tours, les lambrequins, et caetera; mais au miUeu de tout cet attirail héraldique.,., je ne m'explique pas là, dans le coin, cette figure qui ressemble. Dieu me damne ! à une dame de pique !

LISANKA. C'est cela même !

ZIZIANOW. La dame de pique!., dans les armes de Polowski!.. d'où diable cela vient-il!

LISANKA. Mon père vous l'expliquera mieux que moi... je lui ai entendu dire, ainsi qu'aux anciens du pays, qu'autrefois un Polowski avait perdu au jeu tous ses domaines...

ZIZIANOW. Voilà qui m'intéresse... {Montrant ses officiers.) et plusieurs de ces messieurs : n'est-il pas vrai? Ainsi, ma belle enfant, raconte-nous cette histoire.

LISANKA. Il ne restait plus au comte Polowski que ce château, qu'il aurait bien voulu jouer aussi, mais il ne le pouvait pas... vu qu'il était substitué; alors ne sachant plus à quel saint se vouer, il se donna...

KLAREMBERG. A quelquc banquier!..

LISANKA. Non!., au diable, à ce qu'on dit!

ZIZIANOW, avec impatience. Eh bien?

LES OFFICIERS ET ROSKAW, de même. Eh bien?

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