‹ Œuvres complètes de E. Scribe (volume 3)Chapitre 699 sur 783 · SCÈNE IL · texte numérisé non relu

SCÈNE IL

Les précédents; LE BARON l)E VIF.LIERS, entf ouvrant la porte du fond-

LE BARON. Peut-on se présenter?

.w.yy\, se mettant devant lui et cachant sa sœur. On trcntre pas^ Monsieur, on n'entre pas.

Li: BAi«o>, avançant. Vraiment, petite sœur, moi je force la consigne.

M. DE BOSTANGES. Et tu fais bicu ; car je crois que cette toilette ne finira pas (raujourd'liui.

UN VALET, qui suit le baron. Monsieur, on vous a dit que le notaire était Là.

LE BARON. A la bonne heure : mais il est furieusement pressé; moi, j'ai à parler à ma future, à mon beaupère; est-ce ([u'il ne peut pas attendre?

LE VALET. Si fait, Monsieur; mais il dit comme ça que si vous en avez encore pour longtemps, on le demande ici près pour un testament; c'est pour quelqu'un qui est pressé.

LE BARON. Rien, bien, qu'il aille faire son testament, et qu'il nous revienne le plus tût possible. Nous ne serons pas fâchés d'avoir le temps de nous reconnaître. {Le valet sort.)

Ain du vaudeville de Partie carrée.

Sur ma foi, l'état de notaire Plus (ju'on ne croit demande du talent;

Au même instant, il leur faut faire

Un mariage, un testament.

Forcé soudain de changer de visage,

Plus d'un notaire se trompant, Doit quelquefois pleuier au mariase.

Et rire au testament.

Ah cil! bonjour, tout le monde ; bonjour, mon cher Rostangis; bonjour, ma belle future; bonjour, ma petite espiègle. [A Jennij.) Tu es bien gentille, mais tu vas nous laisser un instant causer d'affaires.

.lENNv. Comment! vous me renvoyez?

LE BARON. Non, ma chère enfant; niais je te prie de t'en aller.

JENNY. Là, c'est bien agréable! ne dirait-on pas que je suis une étrangère.

M. DE Irostanc.es. Allous, allons, Jemiy, tu as entcmlu ; fais-nous grâce de tes commentaires.

JKNNY. C'est ça ; ils ont toujours des scciets ; jtourquoi ne voulez-vous pas que j'é(;oute? il faudra bien que je me marie à mon tour, et ce sera toujours ça de moins à apprendre.

M. DE ROSTANGES. Tc marier! A-t-on jamais vu une petite fille de dix ans?..

JENNY. Dix ans et demi. Monsieur, dix ans et demi ! [A sa sœur.) Est-il drôle, mon papa! toutes les fois que je parle de mon établissement, il se fâche.

Aui du vaudeville de l'Ilotnme i^ert.

Lorsque l'on est petite lîlle.

Personne, hélas! ne pense ;i vous; Dès qu'on devient grande et gentille, Les amoureux arrivent tous :

En attendant ce jour prospère, Jo puis hien en parler, je croi...

.Il' n'y penserai plus, mon père.

Quand on y pensera pour moi.

(Renconlraitt lui rei/ard scvcre de son père.)

Je m'en vais, je m'en vais. {Bas, à sa .<;œur, en s'en

allant.) Pauline, tu me le diras, n'est-ce pas? {EUesorl).

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