‹ Œuvres complètes de E. Scribe (volume 3)Chapitre 724 sur 783 · SCÈNE IV · texte numérisé non relu

SCÈNE IV

Les précédents; l'N VALET du comte de Xevers paraît au fond du tJvhUre , conduisant une f-uune voilée; elle disparaît dans les jardins, et le valet, redescendant la scène, s'adresse à son maître.

LE VALET

Au maitri^ di' ces lieux, au cimiti^ de Nevers, Ou demande à parlei'.

i>E NEVEus, assis et sans se déranijer. Fut-ce le roi lui-même, Je n'y suis pas!., je ris du Dieu de l'univers Lors(iu'à table je bois!..

MARCEL, à part.

\h 1 l'impie ! il blasphème!

LE VALET, à demi-voix, au comte de Xevers. Mais c'est une jeune beauté.

DE NEVERS, saus Se déranger et souriant.

[Xonchalamment.

Une fenmie, dis tu? Vraiment l'on ne peut croire A quel point chaque jour je suis persécuté!

LE VALET

Elle est là dans votre oratoire.

DE .NEVERs, de même.

Qu'elle attende !

TA VANNES ET cossÉ , sf: levant.

Non pas ! en galants chevaliers, Et pour te rem|daccr, j'y cours!

DE NEVERS, suns Se déranger.

Très-volontiers.

Un instant cependant...

{Au valet.

Léonard, laquelle est-ce?

La marquise d'Entrague ou la jeune comtesse? LE Valet.

Oh!

non. Monsieur.

de nevers.

C'est dojic -madame de Raincy?

LE VALET

}iiM), Monsieur, et jamaisje ne l'ai vue ici. DE NEVERS, se levant.

Une conquête nouvelle !

Vrai Dieu ! c'est différent !.. et je coufs auprès d'elle, Au moins par curiosité.

(.1 ses convives.) Daignez. Messieurs, m'excus«er, je vous prie; Et , fidèles à la gaieté, Continuez sans moi cette joyeuse orgie, Que l'amour a troublée, et, si j'en puis juger. Que l'amitié bientôt reviendra partager.

[Il sort par le fond avec le valet. Tou^s les convivps le suivent (pieUptes pas, piris redescendent le théâtre, se regardent entre eux et commencent à demi-voix le clurur suivant, ]

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