‹ Œuvres complètes de E. Scribe (volume 3)Chapitre 89 sur 783 · SCÈNE IV · texte numérisé non relu

SCÈNE IV

COQUENET, RAYMOND.

RAYMOND, étonné. Elle vous remercie, Monsieur...

coQiENET. De ce que j'ai pu faire pour elle et pour réparer des torts involontaires... Cela, je l'espère, balancera à vos yeux tout le mal (pie mes ennemis vous ont dit de moi!

RAYMOND. Des cunemis!.. monsieur Coquenet, vous n'en avez pas d'autres que vous-même ! ( L<ii remettant un papier.) Voici la pétition (}ue j'avais reçue hier en arrivant...

COQUENET, 1/ jetant les ijeux. Une des miennes!., est-il possilde!

RAYMOND. Sur laquelle vous m'avez donné votre tivis!

coQiENET, vivement. Vous êtes trop juste pour y a outer foi!.. Il y a eu erreur! il y a eu calomnie!..

RAYMOND, souriant. Non, Monsieur, ce n'était malheureusement que de la médisance!., car tous les faits allégués contre vous, et par vous, sont de la plus grande exactitude !

COQIENET, vivement. C'est par hasard!., c'est sans savoir ce que je faisais!..

RAYMOND. Mais VOUS le saviez quand vous avez répandu dans toute la ville les bruits les plus injurieux contre votre rival et votre concurrent!., quand vous accusiez M. Rabourdin de dénonciations et d'intrigues auprès de moi!., et je ne l'avais pas même vu!.. Ah! mesuis-jedit, il y a contre celui-ci injure et calomnie, ce doit être un honnête homme... et c'était vrai!.. Je sors de chez lui... il a la place!..

COQUENET. Est-il possiblc?..

RAYMOND. C'est à VOUS qu'il la doit, Monsieur.

COQUENET, hors de lui. Mais, moi... je vous le jure...

R.WMOND. Il suffit!., laissez-moi. (// passe à gauche, près de la table, et s'assied.)

COQUENET, àpart.Ccsi une machination infernale... [Frappant sur sa pétition qu'il tient à la main.) 11 y a là-dessous une intrigue que l'on saura... On saura tout... Je vous salue. Monsieur... et vous laisse... [A part.) Mais ça ne se passera pas ainsi; je vais tout raconter par la ville, et on connaîtra dès demain la vérité par le journal du dé[)artement. [Il sort.)

s:ène V.

RW WSD, toujours assis prèsdela tabU'. Enfin, et non sans |)eine, tout est arrangé! Lucien va venir... il .sait la vérité, et maintenant ce secret est le sien... c'est le nôtre!.. Ma sœur ne sei-a pas c ompromisC; et son déslionneur n'abrégera pas les jours de mon père. De Guibert m'a promis le silence... avec sa femme... à qui, moi, je me réserve de parler... Et, j Cécile une fois mariée, tous ces bruits tomberont d'euxmêmes. [Apercevant Cécile qui entre.) Eh mais! que me veux-tu?

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