SCÈNE VIII
BELLEAU, qui se tient, à (jauche, à l'écart; pllsiel'rs Bvi- (iNELus, COQLENET, HKKMIME, RAYMOND, CÉCILE, MADAME DE SAVEN.\Y; au fond, pllsielrs Hommes et Femmes des bains.
RAYMOND. Messieurs, des bruits injurieux ont circulé ici, depuis hier... vous les connaissez comme moi... [Regardant Coquenet.) Et mieux peut-être!., je déclare, devant vous, (|uiis sont faux et calomnieux... cette conviction... je ne puis, je le sais, la faire passer dans vos esprits... je ne puis vous forcer à croire mes paroles... mais, peut-èlre, croirizvous mes actions... Je vous ai invités. Messieurs... [Prenant Cécile par la main.) pour vous présenter ma femme!..
coQUENEr ET BELLE.u'. S.i femme!..
MADAME DE SAVENAY, avcc Satisfaction, herminie, avec dépit. Il l'epoLlse!..
COQLENET, aux perso n m' S des bains qui l'entourent. Ça ne m'étonne pasi ils disent tous qu'elle e.st si riche!
Cécile, à madame d-? Savcnay, avec joie et à voijc basse. Eh bien! Madame...
MADAME DE SAVENAY, ovec fierté. Il le devait...
Cécile. Quoi! vous croyez encore...
MADAME de SAVENAY. N'cu padoHS plus. (Éleount la voix.) Je consens...
BELLEAU, à Coquenet. Je crois bien... cela fera doubler la pension de vingt-cinq mille francs, qu'elle a déjà...
HERMINIE, à Raymond, à demi-voix et au bord du thkitre. Je lie puis vous empêcher. Monsieur, de nous donner Mademoiselle pour belle-sœur... mais je déclare que je ne la verrai pas... et ne la recevrai pas!
RAYMOND, solennellenwnt. Vous la recevrez et la respecterez... (// lui parle bas à l'oretlU'y en la faisant passer prés de Cécile.) Ou sinon!..
HERMINIE, effray}.'. X\\\ Monsieur!.. [S'inclinant du côté de Cécile, comme pour lui demander pardon.) Ah! Cécile!.. [Cécile la relève et l'embrasse.)
COQUENET, regardant les deui femmes quis'en^rassent. Si pauvre sœur!., la forcer ainsi de... C'est un despote!
BELLEAi. C'est un tyran!..
coQUENEi. C'est un homme infâme!..
Pin de la calomnie.