SCENE VIU
Les précédnets; M. DE VALBORN.
H. DE VALBORN. Mademoiselle de Wedel, la princesse ya se retirer dans son appartement et vous a fait demander.
mademoiselle de wedel. Je me rends auprès de soi altesse. (Fausse sortie... Elle entre dans l'appartement à gauche, et reparait de temps en temps.)
M. DE VALBORN Je suis désolé, monsieur le comte, d'avoir de mauvaises nouvelles à von? annoncer. Jamais, je crois, le grand-duc, dont vous étiez le favori, ne s'est montré aussi sévère. Mais sans doute la vue de sa lille...
M. DE LINSBERG. Quoi ! la priiicesse...
M. DE VALBOBN. Elle était tellement indignée", que j'ai vu des I.irmes dans sesycux. Aussi le grand-duc, qui l'adore, a p^irtagé son ressentiment; et, sans les instances de vos am s, peut-être n'eût-il pas borné à six mois d'exil...
M. DE LINSBERG Je VOUS entends ; mais je m'élonne que ce soit vous. Monsieur, qu'il ait chargé de me l'apprendre.
M. DE VALBORN. Je suis venu de moi-même, Monsieur ; nous avions à reprendre une conversation que la présence de son altesse a interrompue, et je suis maintenant aux ordres de monsieur de Linsborg.
M. DE LINSBERG. Je conipte ce soir me promener dans le parc; aurai-je l'honneur de vous y rencontrer?
M. DE VALBORN. Ce soir, non; vous savez que c'est la fêle de son altesse, et qu'il y a un grand bal. .Mon devoir m'oblige d'y paraître, (.li'ec intention.) moi qui n'ai pas la même liberté que vous.
M. DE LINSBERG. 11 suffit. A demain donc, le plus l6t possible.
M. DE VALBORN. A demain. (Il sort.)
LAGNY. — Imprimerie de 'Vulit bt Cio.
iU
LA NILKE.
SCENl-: IX.
M. DE I.lNSIîElu;, MADEMOISELLE DE WEDEL.
MADEMOISELLE DE WEDEL. Eli l)ien!..
M. DE LINSBERG. QuOi ! VOUS ttil'Z ciicorc là?
MADEMOISELLE DE WEDEL. Oui, liai'lcz iqnc VOUS a-t-i\ llif?
M. DE LiNSUEBfi. Poncl.int sK mois l'on m'c.\ilc (le la coui'.
MADEMOISELLE DE WEDEL. Ail ! voilà Ce quB jc craignais.
M. DE LiNSBEBfi, à part. Ello jilcnrail; cl c'est moi qui l'afflige, qui l'oulrage! iiMis partir sans la voir, sans nie juslificr! [Haut.) Baronne, comliiiscz-moi vers elle; il faut que je la voie, qiio jc lui parle.
MADEMOISELLE t)F. WEDEL. Y puilseï-TOHS ? PC VOUS a-l-
on pas donné l'ordre de tous 61oiRner?
M. DE LiNSDRBO. Oui, .sans tloule; aussi jc veut lui parliT ; ma's à elle seule.
MADEMOISELLE DE WEDRL, d'iiH aif élonni. Erncsl, Ernest, vous n'y êtes plus. Un entrelien parlicnlicr, r|uMiiil elle a vous a banni de sa présence!
M. DE LiNsnF.iio. Oui, oui, VOUS avez raison; jc ne sais ce que je veux.
RÉCITATIF
Ociel! après trois mois d'absence...
Sans pouvoir lui parler» m'éloigner de ces lieux ! Et dévorer encor mes chagrins en silence!
Ah! plaignez-moi! je suis bien malheureux!
DUO
I faal partir, Partir encore Hélas! j'ignore Mon avenir.
(A part.) Mais auprès d'elle Mon cœur fidèle Reste en ce lieu.
Adieu! adieu!
MAMMflISELLE DE WEDEL.
Eh quoi ! partir, Partir encore !
H^:las! j'ignore Notre avenir !
ilais un cœur t udio, Pour vous <léfeudrc, Reste en ce lieu.
.Vdieu ! adieu !
M. DE LINSBEnO.
Quoi ! me bannir de sa présence!
MAI.EMOISELLE DE WEDEL.
Qu'avcz-vous l'ait'? quelle impruilciice!
M. DE LINSBERG.
Hélas! mon crime est bien plu; grand.
(A part.)
0 Louise! û ma noble épouse !
J'ai pu, dans ma fureur jalons.', Te sou|iç.onuer un seul inilanl; J'ai mérité mon cli.itiinent.
ENSEMBLE
M. DE LINSBEBO.
II faut partir, Partir encore!
Hélas! j'ignore Mon iivcnir!
Mais un cœur tendre, Pour me détondre.
Reste en ce lieu, Adieu! adieu!
MADEMOISELLE DE WEU^L.
Eh (pioi! |)arlir, Partir encore!
Hélas! j'ignore Notre avenir !
Mais un cœur tendre, Pour vous défendre.
Reste en co lieu.
Adieu! adieu!
[Linshcrij sort par le fund,cl mailcnioisdlc de ^Yedcl par la gauche du speclalcur.)