SCÈNE VllI
SCOPETTO, à gauche, écrivant, MATHÉA, qui est devant lui^et qui le cache aux yeux de Boibaya. MATHÉA, regardant Bolbaga. Gomme il est p:'de! DOLDAïA. C'est de joie!.. Partis! tous partis!., je suis libre.!, je respire. . je veux parler. . Apprends donc que celu. ([ui était là, ce matin. . ce Scvpetto... MATUEA. Eh bien?
BOLiiAVA. Ce Scopetio élait .. ( {percevant Srnpulto à la table et balbutiant d'effrui.) était un hunnéle homme... un parfait honnête homme... a qui je suis dévoué...
SCOPETIO, se levant, et s'approchant de Bolbaya. Quelle heure csl-U?
BOLBAVA, tremblant. Je ne sais pas au juste !
MATHEA. Pas encore dix heures, je crois... (.illant regarder au fond, adroite, et revenant.) Non, pas encore!
SCOPETTO, o Bo/6aj/a, à demi-voix. Pas encore!.. Et ton serment?
EOLBAïA, vivement. Je n'ai rien dit!
SCOPETIO, à voix basse. Tu allais parler. . et malheur .à toi... car, ici comm.; à Naples, tu es entouré de nos stylels... et tu cesseras de vivre le jour même où je serai pendu !
BOLBAYA, de même. Vous ne le serez pas!., vous ne le serez jamais ! Dieu m'en fera la grâce !..
SCOPETIO, o voix haute. En attend.iul, voici un acte au bas duquel j'ai dé^à mis mon nom... tu vas y nieltie le tien !
BOI.BAVA, étonné. Un acle !
SCOPETTO. Qui assure h Mathéa tout l'héritage du curé.
MATHEA, ave: émotion. Ehl qui doue ôles-vous?
Bolbaya, Usant le nom au bas de rude. F'rancesco!
MATiiiA, se jetant dam les bras de .Scnpelto. Ah! {Détachant le portrait qu'elle a au coh.) Tiens... tiens, ce portrait! Ion parrain te le donne avec son pardon! |^
BOLBAYA, avec élonnemenl. Comment?
SCOPETIO, tirant de sa poche un pisto'.et. Écris! écris!
BOLBAYA. Avec plaisir!.. (// se met à la table et écrit.)
SCÉ.NE IX.
BOLBAYA, à la table, à gauche, I.E DUC, entrant par le fond, SCOPETTO, à gauche, MATHEA, à droite.
LE DIX, arec colère. Lettres et papiers, ils ont tout emporté! ef si je rencontre ce Marco Tempesta... s'il est encore ici. .
SCOPETTO, vivement. 11 y est! (.1 Bolbaya, qui retourne la tète en ce moment, et le tenant en joue avec son pistolet.) Ecris !
LE DEC, regardant Bolbaya. Quoi? définitivement... ce sera.t?..
SCOPETTO. Eh oui!... ce n'était pas l'autre!.. Un faux signalement nous avait tous abusés!
LE DUC. Pas moi... car du premier coup d'œil, hier, je te l'ai dit... cet homme m'est suspect... je te l'ai dit!
BOLBAYA, se levant de table et tenant le papier à la la main. Tenez! (Il se rencontre nez à 7xez avec le duc qui vient de passer à sa gauche )
LE DUC, (hi prescJifnHf »rî pistolet. Halte-là!
BOLBAYA, stupéjait. Et lui aus^i!
LEDUC. Nous VOUS tenons eulin, Marco Tempesta!
BOLiiAYA, se récriant. iMoi!
MATHEA, étonnée. Lui!
SCOPETTO, mmiaçant de l'aulre cùté Bolbaya, et lui I rcnant le papier qu'il tient à la main. Ose dire le con- Iraiie :
BOLBAYA, entre deux pistolets. Non! oui! non!., c'est moi!
MATHÉA. 11 eu convient!
LE DUC, à Bolbaya. Il faut donc me remettre à l'instant ces papiers dont lu m'as menacé... et des que nous aurons du monde...