ANDIOL ET LES AUTRES VOVAGEI'RS
C'est etfroyable! ah! quelle horreur!
Je sens redoubler ma frayeur.
HARIE.
N'est-il pas vrai? c'est une horrenr.
Et rien qu'en parler me fait i cur.
DEUXIEME COUPLET
Un voyageur avait voulu Pénétrer ce fatal mystère, Mais on dit qu'il a disparu Et n'a plus revu la lumière.., 0 vous i|ui veiicî en ce lieu, Reconimaiidcï voire ime à Dieu !
ENSEMBLE
LE CAPITAINE
Qu'elle est jolie! et sa frayeur Double son charme séducteur.
ANDIOL ET LES AUTRES VOVAOEUnS.
C'est effroyable ! ah! quelle horreur!
Je sens redoubler ma frayeur.
MARIE
N'esl-il pas vrai? c'est une horrcMc, Et rien qu'en parler me fait peur.
LE CAPITAINE, à Marie.
Merci de vos avis ! cette chambre fatale De l'enfer, je le vois, est une succursale; Nous n'irons pas!
ANDIOL, étonné.
Vraiment!
LE CAPITAINE, froidement.
C'est plus prudent.
Quoique marin, le capitaine Jean N'aime pas, vuis-tu bien, se hatlre avec le diable!
ANDIOL
Je suis de son avis, et j'eu feiais autant!
LE CAPITAINE, à soii contre-maîtrc.
Allons, parlons, paie et quittons la table! [Le matelot donne une pièce d'argent à Andiot, qui la
regarde attentivement.) Qu'as-tu ?
ANDIOL
Dites-moi donc, est-ce de bon argent?
Regardez donc, caiiitaine.
LE CAPITAINE
Excellent! Moi, je le prenils, voici de l'or.
ANDIOL
C'est différent.
LE CAPITAINE , à Marie.
Et vous, ma belle fille, El si naive et si gentille , De moi recevez ce présent.
{Il lui donne la chaîne d'or qu'il avait au cou.) Et pensez quelquefois au capitaiue Jean!
ENSEMBLE
ANDIOL, à sa fille.
Allons donc, qu'on le remercie; Tous ces marins ont si bon coeur!
C'est un aimable «yageur.
LE CAPITAINE
Ah! qu'elle est bien, qu'elle est jolie! Par ses attraits, par sa candeur.
On sentirait toucher son cœur,
MARIE
Ah ! combien je vous remercie !
Vraiment, Monsieur, c'est trop d'honneur. C'est un aimable voyageur.
{Le capitaine et ses matelots sortent par le fond; Andiot et les autres voyageurs entrent dans leur chambre.)