‹ Œuvres complètes de E. ScribeChapitre 219 sur 809 · SCÈNE III · texte numérisé non relu

SCÈNE III

MARIE, seule, après acoir regardé la pendule.

Du village voisin une heure nous sépare. Qui peut le retenir?., de mon père il a peur!

Mon père est riche... il est avare!

Edmond n'a rien... rien... qifç mon cœur!

AIR

Dès l'enfance les mêmes chaînes Tous deux avaient su nous lier; Premiers plaisirs, premières peines Ne peuvent jamais s'oublier !

Par malheur, sa seule opulence Est son courage et ses yeitus!

LE SERMENT

Mon iière défend que j'y lionse, Hùlas! et j'y pense encor plus!

Dés l'enfance les mêmes chaincs Tous deux avaient su nous lii:r; Premiers plaisirs, premières peines Ne peuvent jamais s'oublier!

Mais l'heure s'avance, Oui, la nuit commence.

Et je vois, bêlas!

Qu'il no viendra pas.

Ah! quel dommage! il ne \ienl pas!

D.ins ma parure nouvelle, Avec cette chaîne d'or.

Je lui paraîtrais plus belle; Il m'aimerait plus encor!

(Se regardant devant le miroir de l'auberge.) EIK' me va bien... si bien !

Oui... je crois que par elle Je suis plus jolie... eh bien !

Ce soir il n'en verra rien !

Oui, l'heure s'avance, Oui, la nuit commence; Quel dommage, hélas!

Il ne viendra pas !

Mais demain c'est fête au village; On danse, on chante sous l'ombrage!

A chanter l'on m'invitera; Je chante bien quand il est là.

Ah! ah! ah! ah! ah!

Puis, ô bonheur que rien n'égale!

Viendra la danse provençale.

Au son joyeus du tambourin...

Edmond me donnera la mai».

L'orchestre commence.

Et tous en cadence.

Filles et garçons,

Nous danserons.

0 douce espérance.

Qui de son absence Est venu soudain Bannir le chagrin^ Oui, peine, chagrin.

Au son du tambourin Tout s'oublîra demain !

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