SCÈNE XiV
Les PRÉCÉDENTS, MlCdlEL.
MICHEL, accourant de côté, sans ruir son mailrc. Courez tous... dépêchez...
M. DE BniCHSAL. Qu'CSt-CC doUC ?
MICHEL, le voyant. Ah ! mou Uieu !
M. DE BRticiiSAL. Michcl ! Qi.i'aitu donc? d'où vient ta frayeur?
MICHEL. Il n'y a pas de quoi, peut-être ?.. Comment, Monsieur, vous voilà ici? et, dans le moment où je Vous parle, vous vous battez dans le jardin.
MAiHiLDE. Comment?
M. DE URi'CHSAL. Ah! tu vas recommencer !..
■incHEL. Oui, Monsieur, vous êtes là-bas, vous êtes ici, vous êtes partout: il n'y a pas déjeune homme qui ait votre activité. J'étais à la fenêtre de ma chambre, parce que je ne pouvais pas dormir; je prenais le frais en songeant aux inquiétudes que vous me donnz; voilà que tout à coup j'entends du bruit audes,ous de moi; je regarde, vous sortiez de l'appartement de Madame par la terras.sc...
M. DE URUCHSAL. Moi!..
MICHEL. Oui, Monsieur, vous avez sauté par-dessus le balcon; le cousin est venu vous joindre, et, un moment après, l'épée à la main dans le taillis...
MATHiLDE, troublée, courant à Michel. 0 ciel ! mon mari ! il faut courir; où est-il ?
MICHEL. Eh! le voilà devant vous.
MATHILDE. S'il était blessé !..
MICHEL. Vous voyez bien que non... mais j'ai ou une peur!..
MADAME DE LiNSBOURC, frappant à la porte du fond. Ouvrez, ouvrez vite !
iucHï.L, clfraijc. Ah! t'est mon dernier jour!
M. DE BRi'CHSAL. Encorc uu événement!
MADAME DE LiNSBOUUG, en dchors. .Mathilde! . mon neveu!..
M.wHiLDE, courant ouvrir. C'est ma tante.