‹ Œuvres complètes de E. ScribeChapitre 306 sur 809 · SCÈNE xvr · texte numérisé non relu

SCÈNE xvr

Les PRÉCÉDENTS, FCEDORA, accourant.

lOCDORA. Ah! nlon Dieu! ([Uel malheiu'! U. Alfred et mon cousin...

MADAME DE CÉSANNE. Eh hicn?

t\>i:njRA. Ils avaient été chercher des armes, et je viens de ks voir tous les deux descendre dans le parc ; lis n'ont |)as voulu m'ecouter; ils vont se battre!

MADAME DE CÉSANNE. Quc dites-vous? ah! courons sar leurs pas. {Elle sort.)

FCEDORA. Pourvu qu'il en soit encore temps.

YELVA donne les marques du plus violent désespoir; e'.le demande par tjestcs à Fœdora de quel coté doit se passer le combat. Fœdora lui montre la croisée à droite, qui donne sur les jardins. Yelca court l'ouvrir précipitamment, et, au même instant, on entend un coup de pistolet. Yelvaindique,pardes gestes d'effroi, qu'elle voit les deux adversaires. Elle est restée auprès de la croisée, tendant les bras vers eux; et, après les plus violents efforts, elle parvient à prononcer ce mot : Alfred!.. Au même instant, affaiblie par les efforts qu'elle a faits, elle tombe évanouie.

FoEnoRA la reçoit dans ses bras, la porte sur le faU' teuil, et lui prodiijue des secours. Pauvre enfant! elle a perdu connaissance...

Page 1