SCÈNE XV(L
Les PRÉCÉDENTS, ALFRED, ïCIlÉRIIvOF, MADAME DE (;ES.\NNE, tenant Alfred et Tchérilcof par la main; Domestiques.
TCHÉRIKOF, tenant à lu main le médaillon d'Yelva.
YELVA,
Ah ! que m'avezvous appris? ma sœur! ma sœur! où cst-clle?
MADAME DE cé<;anni;, liii montrant Yelva qui est sur le fauteuil, étendue et sans connaissance. La voilà.
TCHÉRiKOF. Et ce ci'i dont nous avons été frappés, et qui a suspendu noire combat?
FOEPORA. C'est elle qui l'a fait entendre; la frayeur, l'émotion; mais je crains qu'un tel ell'ortniî lui coûte la vie.
TOUS. Grand Dieu ! (Ydca est évanouie dans le fauteuil; Tchérilcof à droite, Alfred à ijauche, à ses genoux; madame de Césanne auprès d'Alfred, Fadora, derrière le fauteuil, prodiguant ses soins à Yelva.)
FINAL
(Mnsiqur fie M. Heuditr.)
TCIIÉKIKOF.
Ma sivui!.. Le sort nous l'eiilive.
ALFRED
Jj la perds, quand pour mui reiKiissall le lioulicur.
FOEDORA.
Écoutez... taisez-vous... je sens battre son cœur.
madame de CESANNE.
Oni, déj.'i de son front s'efface la pAleur; Et sortant d'un pénible rêve, Elle revient à la vie.
TOUS
0 bcinlieur!
CHOKHB.
0 Dieu tntilaire!
Je bénis ton secours,
ïELVA, revient peu à peu-à elle, regafde lentement tous ceux qui l'entourent, mais sans les reconnaître encore; elle cherche à rappeler ses idées, aperçoit madame de Césanne, prend sa main qu'elle baise, puis se retourne, aperçoit Alfred, fait unmourement de surprise [tout le monde se penche et écoute attenticement); elle le regarde et lui dit tout doucement: Alfred!.. De l'autre côté elle aperçoit Tchérilwf, lui tend la main et dit : Mon frère ! .
Ai.FREi). Me pardonneras-tu? m'aimeras-tu? ïEi. VA. se iet;anf. Toujours!
VIALAT hT G'", IMl'IlIxVlEUHS LT ÉDlTELUiS.
loropinGaR. En cruir;u-je mes yetn ! mon riial en ces Imus!
LES DEUX NUITS
OPÉRA COMIC'LE Ey TUÛIi ACTES nc|irëseiito, pour la première foU, ik Pnrl-t, sur le tlicAtrcroyitl ilo l'Opérn-Coiulqiieilo tOniul IS90,
EN SOCIbTB AVEC M. DOUILLY,
MUSIQVE DE M. BOYELDIEU.
iH3r^^<î>-«i
LORD riN'r: .\n, colonel d'un régiment de cavalerie
irliimlaltc.
SIR EDOUARD ACTON, capitaine-major d'un ivgi-
ment J'iiilaiiteiie.
MAC-DOWEL, BLACFORT, DUNCAN,
FALGAR, \ jounes offlciois.
DOUGLAS, WALTER, MONTCALME MALVINA DE MORVEN, orph>;linj et nièce du
f crooniuiacs.
STROL'NN, ancien marin, doHciei'ge du cliAtcau de Butl.in.!.
Betty, riiieJostiouiin.
CARILL, jeune monlagnai'd amoiu-uiix de Detty. VICTOR, valut fiançais au sirvice do sir Edouard. JAKMANN, valet et confident de lord Fingar. JOBSON, co[]stable.
pusiei bs jeunlis seigneurs 1rlan0ai3.
Valets de différentes livrées.
HaRITANTS de la ville de DIBLIN.
Agriculteurs des montagnes de Butland.
duc de Calderhal, gouverneur de Dublin La scène se passe à Dublin pendant le premier acte, et au château de Butland pendant les deux autres.