‹ Œuvres complètes de E. ScribeChapitre 315 sur 809 · SCENE IX · texte numérisé non relu

SCENE IX

VICTOU, LORD FINGAR.

LOHD FiNGAB, teiiciut des lettres à la main. Jakmann ! Jakinaun!

viCTOn. Il n'est pas li, Milord ; mais qu'y a-t-il pour votre service?

loud FiNGAn, mettant les lettres dans sa poche. D'abord, le punch que j'ai demandé, et qui n'arrive pas; pour calmer la chaleur du jeu, ces messieurs ont été obligés de revenir au Champagne el au madère, ce qui est très-désa- -gréable. Que font donc nos gens?

VICTOR, avec intention. Pardon, Milord, ils sont tous à l'oflice, où notre bote nous racontait des nouvelles qu'il vient de recevoir; des nouvelles effrayantes, si elles sont vraies.

LORD FINGAR. Qu'est-ce donc ?

VICTOR. C'est l'association qui a encore fait des siennes ; il parait que ces brigands, formant une troupe assez nombreuse ont osé attaquer {Examinant lord Fiwjar.) le château de Dombar.

lOBD FINGAR, riant. Vraiment!

VICTOR, à part. Ce n'est pas celui-là.

LORD FINGAR. Ils Ont dû trouvera qui parler. Nous avons là justement cinq ou six mauvais sujets de nos amis, que j'invite à mes noces, et qui demain nous raconteront cela en détail.

VICTOR, examinant toujours lord Fingar. Aussi, il paraît que, repoussés avec perte, ils se sont rcjetOs sur Blakston.

LORD FINGAR. Charmant! lebaronnetadùavoir unopcur... VICTOR, à part. Ce n'est [las cela. {Haut.) Et qu'ils ont même été jusqu'au château de Bulland.

LORD FINGAR, «l'cc elJroi. Butland!

VICTOR, vivement, à part. C'est là qu'elle est. LORD FINGAR, Cherchant à se remettre. Bulland, ditesvous?

VICTOR. Non, non, je me trompe ; je ne suis pas fort sur les noms; c'est aux environs de Butland, un endroit qu'où nomme Saint... Saint,..

LORD FINGAR. Saiut-Dunstan?..

VICTOR. Précisément.

LORD FINGAR. On VOUS a induit en erreur. Le monastère • de Saiut-Dunstaii est trop révéré de nos catholiques irlandais pour qu'ils osent jamais l'attaquer.

VICTOR. Je le crois aussi; et puis, comme Milord le dit très-bien, ce n'est peut-être pas vrai ; on fait tant de contes. . . Mais voici ces messieurs qui rentrent; je vais demander le punch. (A part.) Butland... Maintenant que je sais le nom de la forteresse, je saurai bien y pénétrer avant eux.

Les PRÉCÉDENTS, SIR ÉDODARD, WALTER, DUNCAN, Jeunes Oi'FICiers.

FINAL

LE CHCEUR.

Honneur! honneur à l'iiéte aim.iblo Qui sait si bien nous accueillir; Amis joyeux et bonne tal)le.

Chez lui tout est plaisir.

LORD FINGAR, UUX VUletS.

Ouvrez vite le grand balcon ;

L'air est si pur, si salutaire!

{Plusieurs valets tirent la draperie de la croisée au fond du théâtre, et l'on découvre un grand balcon donnant sur la principale place de Dublin.)

LU CUOEUR.

Le jour parait déjà sur l'horizon, L'j crépuscule nous éclaire.

LOLD FirjGAR , cxcitant la flamme d'un grand vase de

cristal rempli de punch, que l'on vient de déposer sur un guéridon.

La belle flamme! croirait-on

Que, loin d'éclairer la raison, '

Elle fait perdre la mémoire?

(/( sert du punch aux convives.)

LE cnoEun.

Quel plaisir de chanter et boire !

D'honneur, le punch est excellent!

VICTOR, qui était sorti, rentre en ce moment et dit bas à sir Edouard.

C'est dans le château de Bulland Que votre belle est prisonnière.

siu EDOUARD, bas, à Victor.

Qui l'a révélé ce mystère?

Il faut nous y rendre à l'instant, PLUSIEURS CONVIVES, le vcrrc en main.

D'honneur, ce punch est excellent!

LE CnOEUR.

Honneur! honneur à l'hôte aimable .

Qui sait si bien nous accueillir.

Pnnch excellent, vin délectable, Cliez lui tout est plaisir!

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