LA BARONNE, KOULIKOF, ALEXIS
KOULIKOF, allant ouvrir à Alexis qui frappe toujours. Hé bien! hé bien ! pour un prisonnier, est-il impatient! Je m'en vais lui apprendre...
ALEXIS, sortant. Je te trouve bien impertinent...
KOULIKOF. Qu'est-ce que c'est que ce ton-là, devant moi ! devant madame la baronne!
ALEXIS. La baronne... elle est ici? (fi s'avance rapidement vers la baronne, qui en le voyant pousse un cri de surprise.)
LA B.vRONNE. Ah! grauds dieux! {.ilexis lui fait signe de la main de se taire.)
KOLLIKOF , s'avançant entre eux deux. Hé bien ! qu'est-ce? qu'y a-t-il donc?
ALEXIS, froidement. 11 y a que je prie madame labaronne de vous faire retirer à l'instant.
LA LUNE DE MIEL
KfJiLiKOF. Vous l'entendez. Madame, il vous manque de respect en ma personne.
LA BARONNE, saus regarder Koulikof. Sortez. KoiJLiKOK, à Alexis. Sortez.
ALEXIS. Non, c'est ;i vous.
LA BAKOÎiNE. Oui, c'cSt à VOUS.
KOULIKOF, étonné. Comment ! c'est à moi que Madame fait riiomieur...
LA BARONNE, avec emiorros. A vous-m^me. Allez chercher ce qu'il faut pour écrire, et vous le porterez à cette jeune fille... là... dans cet appartement.
ALEXIS. Oui, as-tu entendu?., va-t'en.
KOLLiKOF. Va-t'en!., un miscrabli,' vassal qu'on aurait dû assommer; mais quand une fois on laisse vivre ces gens-là... Je sors, madame la baronne, pour vous obéir; car s'il croit que je m'en irai pour lui... (// sort jMr le fond.)