‹ Œuvres complètes de E. ScribeChapitre 468 sur 809 · GUSTAVE, LA BARONNE · texte numérisé non relu

GUSTAVE, LA BARONNE

GUSTAVE. Ile bien ! parle vite ; quelle preuve peux-tu me donner de sa tendresse?

LA BARONNE. D'abord, tout à l'heure, et sans te connaître, je lui al proposé de te faire pendre.

GUSTAVE. Hé bien?...

La iiARONNE. Hé bien ! elle a refusé.

GUSTAVE. Sans hésiter?

LA BARONNE. Sans hésiter,

Gi'STAVE. C'est déjà quelque chose ; car ce malin elle aurait accepté,

LA BARONNE. Après, je lui ai dit du mal de toi, et elle t'a défendu.

GUSTAVE. Il serait vrai!., cette chère Polcska!.. cependant son ressentiment eût été si naturel!

LA BARONNE. Enfin, ju lui ai proposé de faire casser son mariage..,

GUSTAVE. 0 ciel'

LA BARONNE. Je luiai dit qu'elle n'avait qu'à former sa demande.

GUSTAVE. Qu'a-t-elle répondu?

LA BARONNE. Ellc a demandé à réfléchir. Elle balance, elle hésite, ou plutôt elle n'hésite plus.

Gl'STAVE.

Ain : Que d'établissemenls nouveaux.

Malgré mes torts, tu crois ici Que son cœur me reste fidèle, Et qu'elle aime encor son mari.

LA baron:ie.

Franchement, je le crains pour elle; Elle est capable de l'aimer; Ciir lorsqu'une femme jolie RLflécliit, on peut altlrmer Qu'elle va faire une folie.

GUSTAVE, avec joie. Ah! j'oublie foui, je pardonne tout; si l'amour a pu triompher et de son caraclère et du désir de la vengeance, tout espoir n'est pas perdu; et je puis être encore le plus heureux des liommcs !

LA BARONNE. Tais-toi... OH vieul.

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