SCÈNE VII
Les PRÉCÉDENTS, KOULIKOF.
KoULiKOP, sortant de l'appartetnenl à gauche. Madame la baronne, voici un papier que mademoiselle de Fersteiin m'a dit de vous remeltre.
LA BARONNE, jetant tes yeux sur le papier. Grands dieux! la demande: en divorce!
GUSTAVE, prenant la papier. Elle l'a signée ; elle n'a écouté que son orgueil, que sa vanité blessée, et maintenant ellc connaîtrait la vérité, qu'elle ne pardonner.iit jamais. (W s'approche de la table et siyne le papier.)
KOULIKOF, à part. Il signe aussi... c'est juste, par consentement mutuel. Ils commencent à seutendre.
LA BARONNE. Que faitcs-vous?
GUSTAVE, bas, à ta baromi';, lui remettant le papier. Tout est fini entre nous. Dans un inslant vous lui ferez remeltre cette demande approuvée pai' le comte de Woronski ; de plus, U faut qu'elle parte aujourd'hui, qu'elle retourne chez son père.
LA BARONNE. Quoil sans lui rien dire?
GUSTAVE, bas, à la baronne, G'estma seule vengeance:
c'cit quand elle sera retournée dans sa famille, qu'alois elle apprendra quel et lit l'époux qui l'aimait et qu'elle a abandonné. {A Koulikof.) Qu'on prépire à l'in.tant une voiture pour mademoiselle de Fersteim.
KOULIKOF. Je crois qu'il donne des ordres... et de quel droit...
GUSTAVE. De quel droit? Je le veux, du moins avec la permission de Madame; de plus, qu'on mette en liberté ce pauvre diable de sabutiiT, maître Jean, mon confrère, et qu'on lui donne cent roubles de dédommagement, du moins avec la permission de Madame.
LA BARONNE. C'ost cc quc j'allais (jrdonncr. Allez.
KOULIKOF, à part. U y a de quoi me confondre; c'est-à-dire que si madame la baronne et tit veuve, je croirais qu'il n'a quitté l'une que pour épouser l'autre.
GUSTAVE, se retournant. Hé bien! (Micorc ici! cinquante coups de kiiout, avec la permission de...
KOULIKOF. u suffit, j'obéis à l'instant. Voilà un audacieux vassal. (Il sort)
LA BARONNE. Mais , mou frère, daigne écoulai-, cependant...
GUSTAVE. C'est inutile, je n'écoute plus rien.
Am de Turenne.
Oui, son départ est nécessaire ; Comme elle aussi je veux me dégager :
Tu sais quel est mon caractère, Dans mes projets rien ne me fait changer. Pour elle en v.ain l'amour encor réclame.
Je ne rédo, telle est ma loi, Qu'à la raison.