SCÈNE IX
Les pr.ÉctDENTS, KOULIKOF, MICHELINE, JEAN,
PLUSIEURS Do.yESTlQUES.
[Suite de l'air.)
KOULIKOF
Arrête?, arrêtez ! il uilèvo sa femme!
Arrêtez, arrêtez! il eidCve sa femme!
KOULlKOE.
Sur votre sort, sur celui de Madamoj Je m'en réfère k Monsoigneur, Car il arrive.
POLESKA.
Ah ! (luel malheur I
ENSEMBLE
KOUL;KOF, le CllOÏUR, POLESKA, GUSTAVE, KOULIKOF ET LE CHOEUR.
Qu'on arj-éte lo témér.iire !
Menez-le devant Monseigneur.
D'un maître juste et sévère Il a mérité la rif^ueur,
POLESKA.
Grands dieux ! que résoudre el que faire 7 Ah ! rien n'égale mon malheur.
D'un mailrc teirible el sévère Comment désarmer la rigueur?
GUSTAVE, à part.
Ah! pour moi quel destin prospère!
Je n'ai plus peur de Monseigneur; Je revois celle qui m'est chère, Et je retrouve le bonheur,
KOULIKOF, aux paysans qui emmènent Gustave. Qu 'on le conduise dans la chambre de Moaseigneur, c'est l'ordre de madame la baronne, {.'irrêtant Poleska.) Et VOUS, Madame, tout est prés pour votre départ, on va vous reconduire prés de votre père.
POLESKA. Et de quel droit m'éloigner de mon mari?
KOULIKOF. Votre mari! c'est ce qui vous trompe.
MICHELINE. Hé! oui, ssus doute, réjouissez-vous, il ne l'est plus.
POLESKA. Qu'est-ce que cela signifie?
MICHELINE. Que t'an'ivéc de Monseigneur a tout changé au cliAteau.
JEAN. Il iii",i fait remettre en liberté.
MICHELINE. Il m"a fait promettre un mari; et il vous débarrasse du vôtre. C'est-il gentil?
POLESKA. Ce n'est pas possible.
KOULIKOF, /i(/ remettant un papier. Oh! il n'y a pa; à en douter; voici l'acte de séparation signé |)ar .Monseigneur : madame la baronne vous l'envoie.
MICHELINE. Et avec cela, à ce qu'il parait, vous vcjjli comme moi : c'est comme si vous n'aviez jamais été mariée.
KouLiKiiF. Absolument la même chose.
POLESKA. Grands dieux! je ne peux plus l'accompagner, je n'ai plus le droit de le suivre!