PAYSANNES
AiR : Allons danser sous ces ormeaux.
Ah! quel plaisir! ah! quel beau jour!
LE BAISER AU PORTEU»
Nuiis ciiLMir-; Ali 1 (iiii'l |il,iisir ! nli ! quel Ihmu joui' ! Cu soir la iliinsi; aura 5011 tour.
JE^NNliTTE.
Cliaciinc (1(; vous usl priée...
S.Mis ailicu, mon mari m'attend; Enfin me voila mariée.
TOITES LES JEUNES FIILES.
Ah! (|ij'il nous en arrive autant !
Ali! iiUL'l iilaisir! ali ! quel beau jour!
Quand 1' m iriage
Nous eu2;.iirc; Ali! n,uel iilaisir! ah! quel beau jour! Ce Sjir la danse aura son tour.
[Elles sorletil toutes.)
DERViLLE, retenant Jeannette , qui veut sortir. Un momiMit, cliavmantc Jeanncltc.
JKANNETTE. Panloiiiicz, .Mniisieur, mais mon cpuux m'attend ; et celle journée doilêire tout à lui.
DKiiviLLK. L'Iieuroux mortel!., que ne donnerai-i-je pas pour élre à fa idaee!.... [HefjarJant Jeanuetli-.) Voilà pourlant comme j'aurais été, donnant la main à ma l'emme, à ma chère Jenny!.. cette idée seule...
JEAjiNETTE, voulaiit retirer sa main. Eh bien ! Monsieur...
DERVILLE. Non, ïic ci'aigTiez riou ! je voulais vous parler, parce que j'ai à vous gronder. Càuiimeiit, Jeanuclle! vous vous mariez, et vous ne m'en dites rii n, à moi qui loge chez votre père, qui suis de la ma'soii? c'est fort mal; j'aime beaucoup à doler les fdles sasi's et jolies coumie vous ; et je me serais chargé Lien volontiers...
JEA>>ETrE. Ah! la chose est faite.
DEuviLLE. En vérilé'?
JEA^^ETTE. Depuis plus de trois mois. C'est un riehu propriétaire des environs, un militaire : c'est M. le major Valhrun qui me, marie.
DEiivn.LE. niable de major! qui .'e trouve toujours sur mon chemin... J auraiscepoudaiit voulu l'aire quelque chose pour vous, et surtout poui' Tliiliaut, qui est un honnête garçon... Eh bien! écoutez, Jeinnetlc, jo m'inscris d'avance : je veux être le parrain de votre premier enfant.
JEANNETTE. C'cst boaucoup trop d'honneur.
DEUMLLE. La place n'est pas retenue?
JEANNETTE. Nou, Moiisicur.
DERVILLE
AiR (le M. Dcschalumeaux.
Il m'en faut un gai^e.
JEANNETTE
CommeiUÎ
DERVILLE
Ou'un doux regard me rcmcreie!
JEANNETTE
Et (lue dirait Tliiliaut?
DERVILLE
Vraiment, C'est pour lui que je vous en prie, Je veux le servir, et chez lui Fixer la forlune jalouse.
JEANNETTE
Vrai! vous proti '^rtz mon mari?
[Le rei/ardani tendrement.) Allons, faut être bonne épouse,
DELXIEIIE C<IUPLET.
DERVILLE
Ce n'est rien, et pour son destin.
Celte faveur n'est pas la seule; Puisque je vais élre parrain, Je prétends doter ma lillotile :
Pour cela, loin d'être ex géant, Je ne veux qu'un baiser, ma chère!
JEANNETTE
Vrai! vous doterez notre enfant?
.Mlous, tant élre bonne mère.
{Uerville l'embrasse.)
riUBWT, parn\<.snnt. A merveille !.. j'arrive à propos. JEANNEiTE. Aïe ! {Elle se sauve.)