‹ Œuvres complètes de E. ScribeChapitre 648 sur 809 · SCENE V · texte numérisé non relu

SCENE V

D'ELVAS, FRANGINE, TRUMBELL.

d'elvas, s'avançant en donnant la main à Francine, et apercevant Trumbell à moitié prosterné. Qu'est-ce donc, maître Tiumbell? et que veut dire cette posture?

TRUMBELL. C'est la seule qui me convienne... Je sais. Monseigneur, je sais tout.

d'eivas. Alors, du silence!

TRUMBELL. Aussi, je me lais... Mais ma maison, ma famille, mes gens, je viens tout otTrir à Madame.

FRANGINE, étonnée. A moi?

d'elvas, bas, à Francine. Acceptez sans parler.'.. (Francine fait un geste.) C'est bien!

TRUMBELL. De plus, Une lettre de la comtesse Pekinbrook, la plus noble dame du pays, qui est déjà venue attendre le lever de...

d'elvas. Il sufflt, remettez cette lettre. (Trumbell passe près de Francine, met un genou en terre et lui présente la lettre.)

d'elvas, bas, à Francine, qui reste stupéfaite. Prenez et lisez.

FR.iNCiNE, lisant. « On ne parait pas de peur de vous compromettre, mai:, vous êtes reconnue; un signe, et l'on est à vos pieds; uu mot, et vingt mille, trente mille guinées sont à votre disposition; on sollicite l'honneur de TOUS les apporter... » (Bas, à d'Elvas.) Je déclare que si j'y comprends quelque rhose...

d'elvas, bas. Ce u'estpas nécessaire... (Baut, à Trumbell.) Madame recevra Milady... Laissez-nous.

TRUMBELL. Encore une faveur!., la plus graudede toutes, la permission de baiser le bas de votre robe.

d'elvas. Mieux que cela!.. La main que Madame vous offre... [Bas, à Francine.) Offrez-la donc!.. [Francine la présente à Trumbell, qui l'embrasse.) Quiconque a touché cette main est anobli... Relève-toi, premier maître d'hùtel du imlais, baron de Bérigoul !

LA REINE D'UN JOUR

TRUMBELL, à part. Moi!., baron!.. 0 Cromwell!.. si tu me voyais! {.4 haute voix.) Vive la reine!

d'elvas. Tais-toi, tais-toi, et laisse-nous. (TrumbtU sort après avoir salué respectueusement.)

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