‹ Œuvres complètes de E. ScribeChapitre 679 sur 809 · SCENE VI · texte numérisé non relu

SCENE VI

MAX ET PNB DOUZAINE DE SOLDATS de Sa Compagnie.

MAX, à ses soldats,

RÉCITATIF

Ariétons-nous un peu... L'aspect de nos monl;ignes. D'ivresse et de bonheur fait tressaillir mon cœur! Un inslant de repos dans ces vertes campagnes Nous rendra sur-le-champ notre première ardeur. AIR.

Vallons de l'Helvétie , Objet de notre amour.

Salut, terre chérie.

Où j'ai reçu le jour!

A l'étranger un pacte impie Vendait et mon sang et ma fol; Mais à présent , ô ma pairie !

Je pourrai donc mourir pour toi!

■Vallons de l'Helvétie, Objet de notre amour, Salut , terre chérie , Où j'ai reçu le jour!

(Il écoute et entend dans le lointain un air du ranz des vaches.) Écoutez!., écoutez... entendez-vous Ces airs si touchants et si doux?

Chant de nos montagnes Qui fais tressaillir.

Toi, de nos campagnes Vivant souvenir! ^ Ta douce harmonie, Tes sons enchanteurs Rendent la patrie Présente à nos cœurs.

Auprès d'autres maître»

Qu'U nous faut servir.

Si tes sons champêtres Viennent retentir, La douleur nous gagne^ Il nous faut mourir.

Ou vers la montagne Il faut revenir.

Chant de nos montagnes Qui fais tressaillir, Toi, de nos campagnes Vivant souvenir !

Ta douce harmonie , Tes sons enchanteurs Rendent la patrie Présente à nos coeurs.

(A ses soldats qui sont groupés au fond.) Mes enfants, reposez-vous là quelques instants pour laisser passer la chaleur ! surtout qu'on observe la discipline ; nous ne sommes plus ici en pays ennemi , et le premier qui s'adresserait à une poule ou à un lapin, sans ma permission, aurait affaire à moi ; vous le savez!

TOUS. Oui, sergent. {Ils se groupent en dehors dans le fond et laissent seuls en scène Max et Daniel.)

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