JEUNE ALLEMANDE
Nous avions et l'Elbe et le Tibre, Nous avions le Tage et l'Oder; Et déjà notre aigle, au vol libre, Dans cette Europe manquait d'air.
De si haut faut-il qu'on descende?
Ces jours de gloire étaient si doux!...
Hélas! hélas! jeune Allemande, Ne resterez-vous pas chez nous?
Ils ont enchaîné sans courage
Le fier colosse impérial.
Qui passait, comme un sombre orage.
Du Kremlin à l'Escurial.
Vingt rois ont crié : « Qu'il se rende! »
Il est mort, mais non à genoux...
Hélas! hélas! jeune Allemande,
Ne resterez-vous pas chez nous?
Chevaux et lion de Venise, Drapeaux, orgueil de nos lambris,