I. ; , '( PARIS, montraot le prince
' : '■ . Toute faute doit compte à l'équité suprême.
LE PRINCE, après aroir réfléchi.
Eh bien! nous exilons Roméo.
A Montagu.
Dites-lui Que pour quitter nos murs il n'a plus qu'aujourd'hui. Tel est l'arrêt qu'il doit subir. — Par ma couronne, Si l'aurore demain le trouve dans Vérone,
A tous.
Il n'en verra pas d'autre. — Et vous, soyez soumis, Car je veille, — et tiendrai tout ce que j'ai, promis.
Tous se dispersent et sortent, excepté Paris, Capolet et signora Capulet.
GAPULET, à Péris.
Au milieu des fléaux qui frappent la famille, Nous n'osons aujourd'hui parler à notre fille Et disposer son âme à de tendres projets.
En présence, Paris, de si tristes objets.
Elle aimait son cousin comme l'on aime un frèrel... Mais à notre union ce deuil n'est point contraire; Nous avons plus besoin de bonheur que jamais, Et bientôt...
PARIS
Aujourd'hui, seigneur, je me soumets.
Mon amour prendrait mal son temps. — Je vous souhait Mille grâces d'en haut. — Mes vœux à Juliette.
n va pour sortir.
LA SIGNORA GAPULET, retenant Paris.
Avant peu, je saurai, seigneur, son sentiment.
GAPULET.
Et moi, je vous réponds de son cœur hardiment. Paris, votre alliance est plus qu'elle n'espère. Et ma fille voudra tout ce que veut son père. Nos douloureux devoirs remplis, je fixerai Le jour de ce contrat, à peine diflFéré.
A sa femme.
Et VOUS, demain matin, il faut qu'on l'en instruise. Songez-y.
LX^ SIGNORA CAPULET
Que le ciel nous garde et nous conduise !
CAPULET, en leur prenant les mains.
Bon courage tous trois. — Mon gendre, aimez-la bien.
PARIS
Puisse-t-elle trouver son bonheur dans le mien !
Ils sortent.
( ChaDgement de décor au moyen d'un rideau de fond qui descend.)