F E M MES
La fièvre monte et brûle au front chauve du père ; — Age et souffrance, hélas t ont un lien fatal. —
Mais quoi I sa fille est là, dont le charme tempère Ses crises... dont les soins vont conjurer le mal.
La vie hostile a pris l'époux, qui s'exaspère Aux orages sans fin d'un combat inégal ; La jeune épouse accourt et sourit; il espère! L'avenir s'éclaircit comme un ciel matinal.
Et la mère, rayon de lumière et de flamme.
Dirige, avec amour, l'intelligence et l'âme
Des beaux enfants, heureux dans un corps frais et sain.
Donc, mère, épouse, fille, à vous l'autel antique, La triple royauté du foyer domestique.
Force des nations, parure de leur sein!
ô science!
Cet homme, qui s'en va, jambes et dos tortus. Chaussé d'un sale cuir, coiffé d'un sale feutre, Qui rentre en son taudis puant, et s'y calfeutre Pour manger on ne sait quels mièvres détritus ;
Qui jette ses habits huileux, jamais battus.
Sur un matelas flasque, où va dormir ce pleutre Blafard et raccorni, d'un sexe vague et neutre, Tel que, dans son bocal, un informe fœtus...
Ses voisins, qui de lui ne savent rien au monde, Se redisent entre eux : c'est quelque ladre immonde. Ou quelque idiot, né sous un astre moqueur.
Point. C'est un riche et grand savant. — G toi qu'on nomme Science I — voilà donc ce que tu fais d'un homme, rongeuse de corps, dessécheuse de cœur I