LA CRÈCHE DE SAINT-VINCENT-DE-PAUL
Près d'elle ou loin d'elle souffrir!
De ces calamités Vincent ne touche aucune; Même après lui, restait cette immense lacune!...
Mais voilà qu'un grand cœur ^ , c'est Dieu qui l'a voulu, Des crèches, dont le nom doit gagner la bataille,
A posé la premièie paille,
Et le problème est résolu.
Oui, déjà puissants projectiles,
Échappés d'un humble arsenal.
Volent sur tous les deux les semences fertiles Que fit germer Paris d'un magique signal.
Le vent de charité les porte sur ses ailes.
De Londres à Moscou, de Naples à Bruxelles; Elles vont prendre au cœur républiques et rois; New-York, pour ses berceaux, à la nouvelle manne S'est ouvert, et Stamboul, la Rome musulmane. Vient d'adopter la crèche... en attendant la croix !
C'est que Paris du monde est le laboratoire; Paris à sa pensée attache la victoire; Point d*écho qui ne vibre à la voix des Français; Leur silence est l'oubli, leur suffrage est la gloire; L'Inde n'a que de l'or... Paris a le succès!
L'opinion attend qu'il ait jugé pour croire ; Et, dans cette autre Athène, un fait proclamé roi Peut aller par le monde et dire à tous : C'est moi !
Si Paris a péché, sa charité conjure L'orage menaçant de ses erreurs formé; Il lui sera beaucoup pardonné, je vous jure, Parce qu'il a beaucoup aimé!
Maintenant, plus d'absence aux longues agonies ; Car la crèche, agréable aux yeux de l'Étemel, Avec ses chants, ses fleurs, ses images bénies,