SCENE IV
JEAN, LI.SON, vêtue en petite cuisinière, un panier sous le bras. LISOX.
Au chat, au chat! veux- tu venir ici... voyez donc comme on est menteur ! on disait ([u'il n'y en avait plus dans ce canton. Oh ! le vilain matou ! il sera cause que je serai grondée.
JEAN
Jarni I v'ià un joli brin de fille... Je vous demande pardon, mam'zelle, du tort que vous ont fait mes gens... c'est moi qui suis le propriétaire du chat.
LISOX.
Ah ! que je suis malheureuse ! Pauvre Lison ! qu'est-ce que dira noi' maître? Quand il est en colère, tout le monde y passe.
JEAN
Et quel est-il donc, ce tyran assez barbare pour oser rudoyer l'innocence?
LISON
Pardine ! c'est l'ogre voisin... monseigneur Bouche-de-Fer, dont je suis la servante.
JEAN
Comment! celui dont on parlait tout à l'heure? Je vois bien maintenant qu'il est friand et qu'il aime les bons morceaux!... mais comment avez-vous pu entrer au service d'un brutal comme celui-là?
LISON
Par exemple, je n'en sais rien ; je me suis trouvée chez lui,