‹ OEuvres complètes de Eugène Scribe (volume 2)Chapitre 56 sur 194 · SCENE IX · texte numérisé non relu

SCENE IX

GUSTAVE, DOKMEUIL, FRÉDÉKIC, CÉCILE, LE NOTAIRE; Parents et Amis.

(Ils saluent Doriiieuil et lui font des compliments ; une partie des dames s'assoient ù gauche, et les hommes restent debout derrière elles.)

FUÉDÉRIC, à Gustave.

Mon ami, tu vois le plus heureux des hommes !... mes cachemires ont produit un eiïet .. Et toi, tu as été content de ma femme, ii'est-il pas vrai?... Un peu timide, un peu troublée!... Mais un jour comme celui ci... moi-même je ne sais pas trop où j'en suis... Je te présente une partie de notre

famille. (Tout le monde salue. A part, à Gustave.) Ilciu, qu'en dis-lu?

AIR : Tenez, moi je suis un bon homme. {Ida.)

Voici ma tante la Jonchèi-e, Mon cousin le docteur en droit, Mon autre cousin le notaire, La forte tôle de l'endroit;

(a demi-voix.] Que l'en semble? quelles louniuree !

Us sont bien ijénereux, vraiment, De montrer. gratis des figures iju'on irait voir pour de i'argenl.

DORMEUIL, au notaire, faisant avancer une table.

Allons, mon cher cousin, nictlez-vous là, et occupons-nous du contrat.

FRÉDÉRIC

Sans doute; signons, signons, c'est le point essentiel, parce que, tant qu'on n'a pas signé, on ne sait pas ce qui peut arriver. (Bas à Gustave.) Tu sais, moi surtout qui suis dif- Ticile à marier...

SciiiBi;. — Œuvres complètes. ll'ue Série. — j""* Vol. — 7

LE NOTAIRE, à la tab)e.

Quels sont les témoins?

Du côté de Cécile, ceux que vous avez inscrits, et du mien, M. Gustave de Mauléon, mon ami.

LE NOTAIRE, lo regardant nltentivcment.

Ah ! c'est monsieur?

FRÉDÉRIC

Oui. Est-ce que sa physionomie ne produit pas sur vous un certain cftet?

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