SCENE XV
M™« DE ROSELLE, seule, puis AGLAÉ et CÉLIGOUR.
M™^' DE ROSELLE
Ce pauvre Pichard, n'oser avouer son mariage, surtout quand sou père y conSv nt ! Ma cousine m'écrivait bien que son mari était si craintif, si timide... à la bonne heure; mais dans la crainte de fàclier la famille de Plinville, se marier une seconde fois par timidité, ce serait aussi par trop fort! Allons, allons, il faui trouver quelque moyen honnête de le dégager; et d'abord auprès de la jeune personne ce ne sera pas bien difficile : elle le connaît fort peu, et mon cher cousin, malgré tout son mérite, n'est pas un prétendu
tort séduisant. (En ce moment Célicour et Agiaé paraissent dans le fond. Madame de Roselle les voynnt causer ensemble.) AUonS, le
voilà encore! il me semble que, pour un homme timide,
il parle avec un feu, une vivacité... (Bas à Célicour qui redescend le thé itre.) Vous ou'jliez donc ce que je vous ai dit?
Non, sans doute ; mais j'expliquais à mademoiselle...
M™" DE ROSELLE, bas.
Je VOUS rcpcle que je me charge de tout, et que votre père vous attend ; tenez, c'est lui, sans doute.
CÉLICOUR, s'enfuyant.
Ah, mon Dieu !
AGLAE, le regardant.
Eh bien ! qu'y a-t-il donc ?