SCÈNE BOUFFE
(Edouard prend alternativement la voix de femme et celle de basse. )
(Voix de femme.) Atnor, Amor Faccia, faccia, fdccia presto Cho rivlaga il mio Alfredde.
(Voix de basse.) Amor, Ainor Che queslo fiioco Infiamma cuore si fredde.
(S'adressent à l'interlocuteur.) Capite voi, in buon fronceàe,
Que ça veul dire :
Qu'elle n'est pas fort à son aise.
(Voix de femme. ) Même sur ce bûcher lui conservant ma foi, Je brûlerai pour lui.
(Voix de basse.) Tu brûleras pour moi !
(Voix de femme.) Je brûlerai.
(Voix de basse.) Tu brûleras !
(Voix de femme.) Je brûlerai.
(Voix de basse.) Tu brùlerae !
(Voix de femme.) Pour lui.
(Voix de basse ) Pour moi !
Bella crudel'.
, (Voix de femme.)
Tiran barbar' !
258 COMÉDIES VAUDEVILLKS
(L'orchestre joue faux.)
Aïe, aïe !... (s'adressant nu chef d'orchestre.) Comment, mon ami! tu laisses faire de telles brioches à ton orchestre?... Voyons, donne-moi le ton, recommençons cela.
Cara, cara, tra la la la.
La flûte... molto suave.
Caressez ce passage-là;
(a la clarinette.) Comme un ange, nous y voilà.
Le basson, noble, grave ;
Violini... détachez, Saccadez... più moderato...
Piano... pianissimo,
En mourant... smorzando...
Evanouissez-vous sur vos instruments I A présent, crescendo, Presto, prestissimo, Fortissimo, rinfoi-zando.
Ah! bravo! bravissimo!
Vous avez compris mon génie !
Quelle force! quelle harmonie 1 Oui, Rossini, je le parie, Voudrait avoir fait ce morceau.
Bcmolini, bravo! bravo!
On ne peut voir rien de plus beau.
(a Raymond.)
Désespéré de ne pouvoir rester plus longtemps avec vous; au revoir, mon cher ami ; restez donc.
[U SQ.-l.)