‹ OEuvres complètes de Eugène Scribe (volume 3)Chapitre 120 sur 154 · SCENE XI · texte numérisé non relu

SCENE XI

• Les mêmes; ROUSSEL.

RAYMOND

C'est vous, mon clier Roussel; vous vous faites bien attendre. Ma tille se meurt d'impatience de prendre sa première leçon.

ROUSSEL

Pardon, mon cher Raymond ; j'ai été retenu par un tyran que je lance ce soir à la Gaité... un jeune homme rempli de dispositions, d'intelligence... Il n'a reçu de moi que quelques leçons, et il donne déjà fort proprement le coup de poignard.

Vous apprenez aussi à jouer le mélodrame ?

ROUSSEL

Sans doute. Vous n'avez donc pas lu ma carte : « Roussel, « professeur de déclamation en tous genres, enseigne la ^( tragédie, la comédie, le drame, le mélodrame... on trouve a chez lui le débit animé, accentué, le hoquet dramatique, « la diction vaporeuse et lacrymatoire, propres au théâtre, à '. la chaire, au barreau et à la tribune... il donne des leçons « chez lui, et va en ville. »

(On sonne.) RAYMOND.

Eh bien! (pii sonne encore? (il va regnrder pnr le trou de la

serrure.) Ail! mou Dicu ! c'cst cc lord dont j'attends la visite... Pardon, mon cher Roussel, je suisàvous dansl'instant.

l'il ouvre.)

l'artiste 271

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