SCENE IV
CÉLINE, seule.
Un cadeau! un cadeau ! je n'y tiens pas, j'aime mieux les secrets que les cadeaux, parce que c'est si joli, un secret qu'on ne sait pas ! mais il me semble que ma cousine la chanoinesse aime beaucoup ce salon de compagnie, qui sépare nos deux appartements; d'abord elle y est toujours; hier elle s'est approchée deux ou trois fois de ce vase de
fleurs, et un instant après, M. de Luzy... (eIU a l'air de réfléchir un instant, puis elle court au vase qu'elle soulève.) J Cil élaiS SUre,
un papier... Ah! que je suis contente ! un papier plié en cœur ; juste comme celui que M. de Luzy a remis à ma cousine d'un air si mystérieux. Eh mais, maintenant que j'y pense, c'est peut-être ce qu'on appelle un billet doux; c'est cela même, car elle l'avait serré bien soigneusement là, avec sa croix d'or. C'est bon ! c'est bon ! voilà aussi où je les mettrai. Ah ! c'est Octave !