II. — vm
134 C0>IÉDIES — VAUDEVILLES
OCTAVE
On y pensera, madame; mais vous ne prétendez pas non plus que je me laisse enfermer à double tour, et mettre en pénitence le jour de mes noces ; c'était bon quand j'étais garç m. (Montrant Pot-de-vin.) Et lui d'abord, s'il exécute cet ordre, son fils perd la place d'intendant que je lui ai donnée.
POT-DE-VIN
D'accord ; mais si je ne l'exécute pas, je perdrai la mienne : et il est vrai de dire que l'une est plus sûre que l'autre. (Montrant la porte à gauche.) Je prierai madame la baronne de rentrer dans sa cliambre à coucher, et monsieur le baron de se laisser emmener sans résistance dans l'autre corps de logis.
OCTAVE, voulant tirer son épée, qui ne peut sortir du fourreau.
Sans résistance ! c'est ce qu'il faudra voir ; il y en aura de la résistance ; il y en a déj;\.
Ah I mon Dieu! ils vont lui faire du mal.
OCTAVE
N'aie pas peur, Céline, et ne pleure pas; je te dis de ne
pas pleurer, je n'irai pas. (Tirant son mouchoir en sanglotant.)
C'est affreux ! ils font pleurer ma femme.
Ain : Il faut partir. (Le Tableau parlant.) POT-DE-VIN.
11 faut me suivre.
OCTAVE et CÉLINE.
0 peine extrême !
Quitter ainsi tout ce que j'aime, Hélas! hùlas! nous séparer!
C'est vous qui la faites pleurer.
POT-DE-VIN
Allons, il faut vous séparer.
(On emmène Octave, qui résiste encore, et que Pot-de-Vin emporte dans ses bras.)