‹ OEuvres complètes de Eugène Scribe (volume 3)Chapitre 61 sur 154 · SCENE XIII · texte numérisé non relu

SCENE XIII

CÉLINE, seule.

Octave! Octave! mon ami! mon mari ! Ah! mon Dieu, ils l'emmènent !... nous séparer ainsi, elle premier jour de nos noces! (Appelant de toutes ses forces.) Oclavc!... C'est que me voilà toute seule dans ce grand appartement, ça me fait peur!... Encore si ma gouvernante était là, comme à l'ordinaire; mais non : un jour comme celui-ci, pas un domestique, pas une femme de chambre, personne pour me mettre mes papillotes; c'est une indignité, et je conçois bien maintenant que les femmes mariées se trouvent à plaindre. Être victime de la tyrannie des parents, être mise en pénitence, ne plus voir Octave. Ah! j'étais bien plus heureuse quand j'étais demoiselle... Octave ! Octave! où es-tu? on l'aura mis en prison, mon mari! il se sera peut-être couché sans souper. (Elle entend du bruit à la fenêtre.) Ah ! mOn DicU !

qui frappe à cette heure-ci?

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