‹ OEuvres complètes de Eugène Scribe (volume 3)Chapitre 63 sur 154 · SCENE XV · texte numérisé non relu

SCENE XV

Les mêmes; POï-DE-VIN; Domestiques, Paysans et Paysannes; GROS-JEAN.

POT-DE-VIN

C'est bien. Fermez la barrière de la grande avenue, arrêtez la chaise de poste qui vient de partir, et menez les petits fugitifs devant madame de Mireval et M. le baron.

GROS-JEAN

Ça doit être déjà fait, monsieur l'intendant, car j'ons vu, du bout de l'avenue, Jean-Louis et un de nos camarades qui tenaient la bride des chevaux.

POT-DE-VIN

C'est bon.

GROS-JEAN

Et ils ont forcé de descendre ceux-là qui étions dans la voiture ; mais c'est drôle, faut que le mariage ait bien changé nos jeunes maîtres; ils m'ont paru ni plus ni moins que des personnes naturelles; il est vrai que j'étions de si loin que c'est peut-être cela qui me les a fait paraître si grands.

POT-DE-VIN

Imbécile ! au contraire.

GROS-JEAN

Comme vous voudrez; mais, sous vot' respect, je gagerions avec vous que le monsieur n'était pas M. Octave.

POT-DE-VIN

11 est vrai de dire que ces gens-là reculent souvent les limites de l'absurde; (jui veux-lu que ce soil, si ce n'est pas M. Octave ? ne s'esl-il pas échappé de la chambre où nous l'avions enfermé? n'a-t-il pas sauté par la fenêtre? et ma-

demoi?;olle Céline... regarde si elle est ici? tu vois donc itien (ju'il faut nécessairement qu'ils se soient sauvés ensemble, ou je ne suis qu'un sol.

GROS-JEAN

Dame ! monsieur l'intendant, moi je ne dis pas non. («egardant la porte A droite.) Mais tcncz, celtc fois, je ne me trompions pas ; les voilà eux-mêmes en personne, tels que je les avons vus.

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